BACKGROUND
Fashtri - Petite Cité - pop 10,000
Cette ville portuaire est nichée entre la forêt d’Ugdru et les collines de Yecha. Fashtri est la plaque tournante du commerce avec les nomades du Tigre, mais sa fortune vient de la forêt d’Ugdru dont le bois est abattu, puis convoyé jusqu’aux chantiers navals d’Ekbir.
Les troubles frontaliers avec les nomades du Tigre sont courants, surtout depuis que ceux-ci se sont mis à exploiter les riches filons d’argent et de diamant qui se trouvent dans les collines de Yecha.
En CY 578, la ville a été attaquée par 10 000 cavaliers barbares, et a échappé de justesse à la destruction. Depuis lors, les intérêts commerciaux ont repris le dessus et les relations entre les deux nations se sont "normalisées" (Heurts frontaliers occasionnels entre des pillards nomades et les patrouilles d’Ekbir).
La route vers Diyarbakir
La route contournant l’Udgru par le Kardérée, le Tashbayir et le Belmagar est périlleuse. Bloquée par la neige en hiver, souvent boueuse en été, soumise aux attaques des monstres ou des bandits en toute saison, cette route n’est empruntée que par les aventuriers et les fortes troupes armées de Kalat-Kara.
La forteresse noire a bien du mal à maîtriser la région dont elle a la surveillance. Au contraire, souvent isolée et assiégée, elle ne doit sa survie qu’au courage et au talent de ses défenseurs. Ses réserves de vivre lui permettent de tenir plusieurs années en isolement complet.
Le Kardérée, la haute vallée de la Jugane, est une région extrêmement froide en hiver et où les étés sont frais et pluvieux. Le relief y est assez peu escarpé et prend généralement la forme de grandes croupes boisées.
Le Tashbayir, la froide région qui s’étend entre la Jugane et le Hadash, est modérément boisée, aux altitudes moyennes et connaît des hivers rigoureux et très enneigés.
L’Udgru
La vaste région sauvage de l’Udgru échappe en grande partie au contrôle du Califat. Pourtant, Ekbir considère la partie à l’ouest de la Blashikmund comme une province à part entière du pays.
Les habitants de cette région sont soit des bûcherons ou des chasseurs, soit des brigands ou des opposants au gouvernement d’Ekbir.
Un gouverneur représentant le calife réside à Kalat-Kara. Cette forteresse a été construite en Udgru au bord du Hadash. Bâtie en roche noire basaltique, Kalat-Kara, la forteresse noire, a pour rôle de surveiller l’Udgru et les vallées qui mènent aux Yatils. En raison de la taille de ce territoire, de la nature du terrain et de la sauvagerie de ses habitants, elle a bien du mal à remplir sa mission et se retrouve souvent isolée.
C’est ainsi que de nombreux criminels viennent se réfugier dans l’Udgru et constituent des bandes armées qui pillent les alentours. Les bandits les plus craints sont ceux de la troupe du Chevalier noir, un adversaire redoutable et impitoyable qui fait régner la terreur sur tout le pourtour de l’Udgru et même parfois au-delà. La véritable identité de ce Chevalier Noir est inconnue mais il s’agirait d’un ancien Faris ayant trahi sa cause. Il dispose d’une petite armée et de plusieurs assassins particulièrement redoutables. Le clergé, les faris et l’ordre de la Coupe et du Talisman semblent être ses cibles privilégiées. Il est probable qu’il se soit allié à des sectes maléfiques.
Des hérétiques trouvent aussi asile dans cette forêt et tentent de maintenir leur religion. Quelques partisans de la Vraie Foi vivraient ainsi dans l’Udgru et même des adorateurs de divinités maléfiques dont le culte est interdit dans le pays. Ces rumeurs ne sont pas prouvées.
La flore et les essences végétales de l’Udgru y sont variées, certaines parties étant des chênaies pures ou mixtes et d’autres des hêtraies avec quelques aulnaies le long des ruisseaux.
Les galdiers y sont communs et constituent une source de nourriture pour les habitants de l’Udgru, animaux ou autres.
La Rose Impériale
Une fleur légendaire. Cette rose rouge faisait jadis la fierté des empereurs bakluniens et était soigneusement cultivée dans les jardins de leurs palais.
Ces rosiers ne poussaient pas dans la nature étant le fruit des patients essais d’hybridation et de greffes des maîtres horticulteurs bakluniens. Lors de la Dévastation Invoquée, les jardins furent irrémédiablement détruits et les rosiers avec eux.
On dit cependant qu’une princesse d’empire parvint à emporter des boutures de ce rosier avec elle pendant l’Exode et qu’elle mit tout en œuvre, y compris la magie, pour faire repousser une plante entière pendant le trajet, en dépit des conditions de vie précaires.
Hélas, rien n’y fit et les boutures pourrirent les unes après les autres sauf une qu’elle emporta avec elle dans les Pinacles. Or quelques années plus tard, on découvrit dans une prairie au cœur d’une forêt d’Ekbir un rosier impérial en fleur. Le rosier fut ramené dans la cité d’Ekbir pour y être repiqué mais, là non plus, rien n’y fit. Le rosier mourut sans descendance. Depuis ce temps, on découvre périodiquement un rosier impérial dans les forêts d’Ekbir sans que l’on puisse en déterminer l’origine et sans que l’on puisse le multiplier.
L’Isturiale
L’Isturiale, autre fleur de légende… Cette fleur noire rarissime est dédiée à la déesse Istus.
La superstition populaire veut que quiconque voyant une isturiale sur son chemin ait sa destinée radicalement changée. C’est en tout cas considéré comme un présage important qui nécessite généralement la consultation d’un prêtre d’Istus.
Cette fleur est d’autant plus mystérieuse qu’elle est éphémère. Elle peut très bien avoir disparu moins d’un jour après avoir été aperçue.
Le Kilon
Le kilon fait partie des rares plantes sauvées du Cataclysme, certains fuyards ayant emporté des plants avec eux lors de l’Exode.
Sa particularité est que ses fleurs plutôt discrètes, ont des couleurs changeantes. Une même plante peut donner chaque année des fleurs de différentes couleurs. La floraison dépasse rarement deux semaines, mais trois floraisons ont lieu par an.
La durée de vie de la plante est très courte et divers érudits s’intéressent de près à ce phénomène qui symbolise une vie courte mais intense et variée. Les Ekbiriens adorent attacher ces fleurs à leurs vêtements.
Le Xama
Le xama est un arbuste à fleurs jaunes, odoriférant, à la sève abondante et aux tiges épaisses et noueuses.
Ses feuilles sont semblables à celles du jasmin. De son suc, on peut préparer un breuvage qui aurait la propriété de favoriser les états de transe, la méditation, la maîtrise spirituelle de son corps et même le développement de l’édel (le don du destin ou faculté psionique).
Le xama est un arbuste très rare qu’on rencontre surtout en montagne ou dans les endroits escarpés. Certains prétendent que c’est la raison qui pousse les moines de Xan Yaë et Zuoken à construire leurs monastères en de tels lieux. Il est recherché par les alchimistes.
L’Alchimiste Jabir Ibn Hayyan
Jabir Ibn Hayyan fut un grand alchimiste à l’époque du règne d’Oudmey connu pour ces compétences dans les objets pyrotechniques. Il était également très habile dans l’élaboration de certains breuvages comme les philtres et potions de prestige, très prisé des gens de la cour et des marchands. Il écrivit de nombreux ouvrages relatant ses travaux qui sont très recherchés par le Zashassar et la Guilde des Alchimistes d’Ekbir.
Il disparu du jour au lendemain sans jamais réapparaître, laissant derrière lui un grand vide et nombre de travaux inachevés.
La Famille Doukkali
Cette ancienne et modeste famille de négociants originaires de Fashtri est spécialisée dans le négoce du bois pour la construction navale des chantiers d’Ekbir.
Depuis peu sous l’impulsion de son nouveau chef de famille que l’on dit fort habile et visionnaire son activité s’est étendue à tout ce qui touche les bois rares en provenance de l’Udgru. Néanmoins une lointaine disgrâce, rend ses affaires et la reconnaissance de ses pairs et des autorités difficiles.
Des rumeurs, dans les cercles bien informés du Mouqollad tendrait à dire qu’une alliance avec la Famille Kel’igan serait en train de voir le jour, l’une mettant à disposition de l’autre ses moyens financiers en contre-partie de quelque chose tenu bien secret.
La Famille Kel’igan
Cette famille est originaire de Fashtri. Initialement spécialisée dans le négoce des fourrures avec les nomades du Tigre, son activité s’est étendue à tout ce qui touche aux métaux précieux et aux gemmes qui sont prospectées dans les collines de Yecha.
En moins de vingt ans elle s’est hissée parmi les plus influentes du Califat. Cette progression fulgurante soulève la jalousie et la crainte de plusieurs familles marchandes.
La situation de la famille Kel’igan demeure précaire malgré leur fortune. Leur plus grande préoccupation actuellement est d’obtenir la légitimité et la reconnaissance de leurs pairs et des autorités.
Le récent vainqueur de la fameuse, et mouvementée, course d’Aboun Ety portait les couleurs de la maison Kel’igan.
RESUME DE L’AVENTURE
Alors qu’ils savourent un bon repas dans une auberge de Fashtri, quelques temps après la dernière fête qui s’y est déroulée, les aventuriers sont abordés par un représentant de la famille Doukkali qui a entendu parlé de leurs derniers exploits. Celui-ci leur propose une requête somme toute simple : se rendre dans une vieille tour abandonnée qui fut en son temps la demeure d’un alchimiste afin d’y retrouver les notes de ses derniers travaux.
Si les aventuriers lui demandent plus d’informations, il leur répond que d’après les informations qu’il a retrouvées dans les archives de ses aïeuls, l’alchimiste poursuivait des travaux pour le compte de sa famille, travaux qui d’après le journal de son ancêtre avaient une grande importance pour sa famille et auraient précipité selon les documents comptables à sa disposition un revers de fortune de par les sommes déjà engagées dans les travaux.
Il propose donc aux aventuriers, contre un dédommagement à la hauteur des informations qu’ils rapporteront, de prendre la direction de la tour. Après leur accord, il leur donne des extraits du journal de son ancêtre afin de les aider à retrouver le site.
Les aventuriers se mettent donc en route vers la tour et après une semaine de voyage, arrivent au zénith dans le village de Diyarbakir, qui, depuis, s’est agrandi et dispose d’une auberge. Là les aventuriers pourront apprendre plusieurs choses : En se renseignant sur la tour, certains chasseurs pourront leur confirmer qu’elle se trouve toujours là, mais qu’il n’en reste plus grand-chose. De plus, avec les rumeurs qui traînent sur le lieu, ils préfèrent éviter de s’en approcher.
Après avoir suivi un ruisseau qui s’enfonce dans la forêt, les aventuriers, après quelques heures de marche, arrivent en vue de ce qui reste d’une tour sur les hauteurs d’une colline un peu plus dégagée.
La tour est actuellement le repaire d’une bande de brigands qu’il faudra alors déloger, après un premier accrochage avec une partie de la bande. Les aventuriers vont devoir chercher le passage qui mène au laboratoire. Celui-ci a apparemment subi les dégâts d’une explosion à la suite d’une expérience qui a mal tourné.
En effet, après une mauvaise manipulation de Jabir Ibn Hayyan un incident a dévasté une partie du laboratoire et sûrement provoqué la mort de l’alchimiste. L’explosion ayant comme effet d’ouvrir un portail, conjurant par la même un Méphit de Suie actuellement locataire des lieux. Après s’être débarrassé du nouveau résident, les aventuriers ont donc tout le loisir de retrouver les notes de l’alchimiste, et ainsi connaître la nature des travaux de celui-ci.
Entre-temps, le reste de la bande de bandits revient à la tour et compte bien faire payer aux aventuriers la découverte de leur repaire. Et après un furieux combat, il ne reste donc plus qu’aux aventuriers à reprendre la route et partir à la recherche d’un des éléments essentiels à la création de la décoction, des pétales de rose impériale.
Après avoir suivi les indications trouvées dans les notes de l’alchimiste, les aventuriers retrouvent un plant de rosier impérial. Cependant celui-ci se trouve non loin de l’antre d’un Ours-Hibou qui défend jalousement son territoire. Après un dernier affrontement, ils peuvent enfin récupérer le composant manquant afin de tenter de fabriquer des potions et de ramener le fruit de leurs découvertes à la famille Doukkali à Fashtri.



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