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La Ville Sainte d’Ekbir

Sommaire

Population

La population permanente d’Ekbir dépasse les 63 000 habitants, ce qui la place au deuxième rang parmi les villes du monde connu.

Cette population est composée de pêcheurs, de marchands, de soldats, de commerçants et artisans et des nombreux personnels laïcs ou religieux du gouvernement et des temples.

La population est considérablement augmentée par la présence permanente de milliers de pèlerins qui se rendent au mausolée d’Al’Akbar et qui sont particulièrement nombreux à la belle saison.

Beaucoup de marchands itinérants se rendent à Ekbir notamment les jours de foire et, lors de préparatifs de guerre, les nombreuses troupes se réunissent autour de la ville ou dans la citadelle.

Les grandes rencontres de Kura organisées à Ekbir drainent aussi parfois beaucoup de spectateurs des régions alentours.

On peut donc considérer que la population instantanée d’Ekbir oscille entre 65 000 et 100 000 selon la saison.

Les gens d’Ekbir sont en grande partie des marins, même s’ils n’exercent pas une profession liée à la mer, et sont capables de prendre la mer à bord des navires de guerre en cas de besoin.

Les quartiers

La ville se divise en ville haute et ville basse. Entre les deux, le dénivelé varie entre une vingtaine et une quarantaine de mètres.

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La ville haute est située du côté nord-ouest. Elle est la plus exposée aux vents de l’ouest et du nord.

Le point le plus haut de la ville est le Mausolée d’Al’Akbar, situé sur une colline du côté de l’ouest à environ 60 m d’altitude. Le mausolée lui-même a 52 m de hauteur et se voit donc de loin.

La Voie Sacrée qui y mène est sensiblement orientée est-ouest. Elle part de la ville basse au niveau de l’Enceinte Sacrée, continue par le Grand Temple puis par le Temple du Parcours, et gravit les pentes vers le Mausolée par un escalier monumental.

Au nord de cet ensemble se situe le quartier très populaire des pêcheurs, près du port de pêche. Au sud se trouve le quartier de l’arsenal, du port de guerre et de la citadelle, et un grand nombre de soldats. L’est de la ville est très commerçant, avec notamment la Place du Marché et les quais du port de commerce.

Forteresse et remparts

Les puissants remparts d’Ekbir ont été plusieurs fois remaniés, modernisés et améliorés au cours des siècles et l’enceinte actuelle est très différente de celle qui fut construite à l’époque d’Al’Akbar.

La situation de la ville fait qu’elle est entourée par la mer sur plusieurs côtés et que la partie à défendre du côté terre est relativement réduite. La muraille entoure cependant la ville de tous les côtés, y compris le long de la mer.

Cette muraille est flanquée de trente-deux tours, dont certaines particulièrement puissantes, et percée de trois portes.

La défense de la ville est augmentée par la colossale forteresse construite sur l’éperon rocheux à l’extrémité de la péninsule sur laquelle est bâtie la ville. Cette citadelle comporte deux enceintes successives et des tours massives.

Les enceintes sont très hautes et très larges et elles s’élèvent sur une falaise rocheuse d’une vingtaine de mètres environ du côté mer. La première muraille a 15 m de haut et la seconde 25 m. Toutes deux seraient suffisamment larges pour qu’un quadrige puisse circuler sur leur courtine.

Les tours sont encore plus hautes, la plus grande atteignant 55 m de haut pour un diamètre de 31 m hors œuvre. Celles du côté terre sont protégées par une chemise sous laquelle se trouve une galerie servant de contre-mine permanente.

Les fortifications ont été encore renforcées et améliorées récemment. Elles ont de plus été bénies par les prêtres et les califes depuis Al’Akbar lui-même et ont bénéficié de l’attention des mages du Zashassar, ce qui leur donne une grande résistance et une forte étanchéité à la magie.

La forteresse est défendue par un grand nombre d’engins de siège. Plusieurs trébuchets sont installés dans les cours, de façon à pouvoir tirer par-dessus les murailles. Des catapultes et des balistes sont installées sur les courtines et dans les tours. Plusieurs sont susceptibles de tirer sur un ennemi aérien, comme ce fut le cas lors de l’attaque mémorable du dragon Fragorox.

La forteresse est placée de telle manière qu’elle contrôle l’entrée du port. C’est une des plus impressionnantes de tout le monde connu et assurément l’une des plus puissantes.

Deux phares monumentaux encadrent l’entrée du Port Sud. L’un est situé sur l’une des hautes tours de la Citadelle et l’autre est une construction indépendante sur l’autre rive. Ces phares sont très hauts et brillent d’un feu intense, mais ont fort à faire pour percer les fréquentes brumes.

La Voie Sacrée

La Voie Sacrée comprend tout l’immense complexe religieux d’Ekbir. Il est organisé en vue d’une progression par paliers vers le Mausolée d’Al’Akbar, but final des pèlerins.

Il est gardé par les Templiers de la Confrérie religieuse du Temple d’Ekbir. Ce sont les seuls, avec les prêtres de haut rang et la Garde Sacrée du Calife, à pouvoir entrer en armes dans la Voie Sacrée.

Le Mausolée d'Al'Akbar

Le Mausolée d’Al’Akbar a été bâti dans les années qui ont suivi la mort du prophète. Comme tous les monuments remontant à cette époque lointaine, il est construit en granite. La coupole est entièrement recouverte de briques émaillées bleues.

Son plan est octogonal et il est surmonté d’une gigantesque coupole bleue, véritable prouesse architecturale, de 52 m de haut pour un diamètre interne de 24,5 m. Toute l’habileté de l’architecture baklunienne impériale, sauvegardée en Ekbir, s’est déployée là.

Quatre des faces comportent une porte monumentale. Au-dessus, une galerie s’ouvre vers l’extérieur par une série de triples arcades surmontées d’une corniche. Huit minarets d’angle surmontent cette corniche. Les minarets et la corniche sont également décorés de faïences polychromes, bleues, blanches et occasionnellement noires. Au-dessous de la galerie, le granite reste nu.

L’intérieur du monument est également richement décoré de faïence. Les voûtes de la galerie supérieure sont décorées par des moulures peintes.

Le magnifique sarcophage d’Al’Akbar se trouve au centre du monument sous la coupole, au fond d’une fosse qu’entoure un déambulatoire.

Pour accéder au Mausolée, les pèlerins doivent d’abord avoir accompli les rites nécessaires dans l’Enceinte Sacrée, puis avoir traversé le Grand Temple et enfin le Temple du Parcours.

Le Temple du Parcours

Le Temple du Parcours a été construit par Al’Akbar lui-même et les tout premiers Successeurs. C’est un lieu qui ne cède en sainteté qu’au Mausolée lui-même.

Il succédait autrefois à l’ancien Temple central, maintenant détruit et remplacé par le Grand Temple, et permettait de se rendre jusqu’au Mausolée à l’issue d’un long parcours qui lui a donné son nom et dont le caractère initiatique est réputé.

Depuis la construction du Grand Temple, il apparaît comme une construction indépendante, ce qu’il n’était pas autrefois.

Il est constitué d’une grande salle hypostyle rectangulaire et très allongée à laquelle succède le Labyrinthe, qui aboutit à une porte monumentale encadrée par deux pinacles. Au-delà, une volée de marches permet d’accéder au Mausolée.

La salle hypostyle, d’environ 100 m de long sur 50 de large, est une véritable forêt de colonnes de 15 m de haut. Sur ces colonnes sont inscrites de mystérieuses inscriptions dont le déchiffrement est extrêmement complexe.

Ces inscriptions auraient été gravées par Al’Akbar lui-même et contiendraient une partie des révélations qu’il reçut lors de son deuxième voyage aux Pinacles. Seuls les plus grands prêtres et les mages les plus savants sont capables d’interpréter les textes hautement ésotériques dont le sens littéral, étrange mais de peu d’intérêt apparent, recèle en fait un sens caché profond.

Seule une étude approfondie du symbolisme du texte, qui nécessite des compétences hors du commun, associée à une aide magique, permet d’accéder à un deuxième niveau de compréhension de ces écrits. Les initiés qui ont réussi à percer le deuxième sens des textes des colonnes se sont bien gardés de le révéler au grand public.

Il existerait un troisième niveau de compréhension, mais on ne sait pas si quelqu’un a déjà réussi à le déchiffrer. Certains prétendent que la compréhension de ce troisième niveau est réservée au Calife.

Quoi qu’il en soit, les prêtres akbarites comme les mages du Zashassar, ceux-ci avec plus de discrétion que ceux-là, passent beaucoup de temps à étudier ces colonnes. Il paraîtrait que copier les inscriptions ne serait pas d’un grand secours, car la détermination du sens caché ferait intervenir la position des signes les uns par rapport aux autres, d’une colonne à l’autre, et la façon dont ils sont éclairés à certaines heures bien précises par le soleil, dont les rayons passent à travers de petites ouvertures dans les murs.

On dit aussi que le prophète inspirerait les personnes présentes, les aidant dans leur travail de décryptage.

Quant au Labyrinthe, construction haute d’environ 20 m, il s’agit d’un dédale complexe que doivent parcourir les pèlerins sous la direction de prêtres d’Al’Akbar. La valeur initiatique de ce labyrinthe est incontestable.

Un puissant effet magique de confusion perturbe tout visiteur qui n’aurait pas à se trouver là, l’empêchant d’atteindre la sortie. Une telle personne se retrouve immanquablement au point de départ après un temps plus ou moins long, en dépit des précautions qu’elle pourrait prendre.

Le Grand Temple

Le Grand Temple est situé en contrebas du Temple du Parcours. C’est une construction somptueuse et récente qui s’est étalée sur plus de deux siècles et qui n’est d’ailleurs pas complètement achevée.

Ce temple a remplacé l’ancien, jugé trop petit pour la masse des fidèles et des pèlerins.

Il se compose d’une partie centrale surmontée d’un immense dôme outrepassé à double coque, encadré par deux grandes salles hypostyles. Le dôme est recouvert de faïences polychromes. Il est encore plus grand que celui du Mausolée. Il illustre l’habileté des architectes bakluniens à réaliser la transition entre une base carrée et une coupole circulaire.

Les salles hypostyles sont constituées de petits dômes reposant sur une structure carrée s’appuyant sur des colonnes. Tout l’intérieur, colonnes, murs et voûtes, est recouvert de splendides faïences polychromes.

L’entrée du Grand Temple est monumentale, avec une porte gigantesque entourée de deux hauts pinacles. Des passages latéraux au fond du temple permettent de gagner le Temple du Parcours.

L'Enceinte Sacrée

L’Enceinte Sacrée constitue l’entrée de la Voie Sacrée. Elle est constituée d’une grande cour autour de laquelle s’articulent de nombreux petits temples et sanctuaires.

L’entrée dans ce grand complexe religieux se fait par le Temple de Geshtaï. On y accède par une porte monumentale surmontée de deux hauts pinacles, le tout recouvert de faïences polychromes.

Les fidèles et les pèlerins doivent, en tout premier lieu, se purifier avant d’accéder à l’intérieur de l’Enceinte et, de là, au Grand Temple. Ce Temple est donc essentiellement un hamam avec des bassins dans lesquels les pèlerins se débarrassent de leurs souillures grâce à l’eau purificatrice de la déesse. Celle-ci est amenée jusqu’au Temple et chauffée, ce qui nécessite toute une installation et un personnel important.

Le Temple se divise en deux parties : l’une pour les hommes et l’autre pour les femmes. Tous pourront se retrouver dans la cour centrale.

Les vêtements sont déposés dans un vestiaire à l’entrée et, après les salles chaudes puis l’immersion purificatrice et les soins du corps, une longue robe blanche serrée à la ceinture par un cordon ainsi que des sandales et de longues braies de couleur claire avec chausses sont remises aux pèlerins, qui se retrouvent tous habillés de la même façon dans la plus complète égalité. Si la température est froide, des vêtements supplémentaires sont donnés aux fidèles, généralement en laine claire.

Ainsi purifiés, les fidèles accèdent à la cour centrale sur laquelle donnent plusieurs petits temples secondaires. Bien qu’il y ait d’habitude beaucoup de monde dans cette cour, il y règne une atmosphère de grande quiétude. Les gens discutent calmement, sans animosité, et les rancœurs sont oubliées sauf, épisodiquement, quelques échauffourées entre fidèles de la Foi Véritable et de la Foi Exaltée.

Parmi les temples annexes, on trouve un temple dédié à Istus où des devins, en fait des prêtres et des prêtresses d’Istus, peuvent être consultés, un temple dédié à Pélor, très populaire, un temple dédié à Mouqol et un temple dédié à Olidammara. C’est dans ce dernier temple qu’est préparé le vin sacré utilisé dans les cérémonies religieuses.

Le Temple d’Olidammara est situé juste derrière celui de Mouqol, un peu en retrait, et on dit que c’est l’intervention du Divin Marchand qui a permis la présence du Temple du Dieu Riant en négociant l’accord entre les divinités, en dépit des différences de tempérament. Mais on ne sait pas pour quelle commission. Ceci étant, le rôle des quelques prêtres d’Olidammara est exclusivement la préparation du vin sacré et ce temple n’est pas très fréquenté.

Les autres bâtiments sont les dortoirs des nombreux prêtres et personnels laïcs de la Voie Sacrée et les annexes. Des passages permettent aux étudiants en théologie de l’Université d’accéder directement dans l’Enceinte et d’autres donnent sur des salles de gardes de la Garde Sacrée du calife, qui peuvent intervenir en cas de besoin.

À l’angle nord-est de l’Enceinte Sacrée se dresse le Pinacle d’Oudmey, un superbe et impressionnant minaret de 72,5 m de haut avec quatre étages à encorbellement et un plan en étoile avec des arêtes vives ou rondes.

Le Palais du Calife

Le Palais du Calife, siège du gouvernement, est proche du complexe de la Voie Sacrée, juste au nord du Temple du Parcours. Comparé à la splendeur des monuments religieux, il serait presque modeste. Il ne manque cependant pas d’élégance avec sa décoration de marqueterie de marbre blanc sur grès rouge.

C’est le siège de la Garde Sacrée, unité d’élite de 1 000 guerriers lourds chargée de protéger le Calife.

L'Université d'Ekbir

L’Université est attenante à l’Enceinte Sacrée et les étudiants peuvent y accéder directement. La théologie est la discipline principale, mais on y enseigne également l’astrologie et l’astronomie, la grammaire, la littérature, les mathématiques et la médecine. Les étudiants sont logés sur place.

Le Maïdan Al'Akbar

Cette immense place sert à la fois pour le marché lors des foires et pour le Kura. Des rencontres acharnées devant un public nombreux et enthousiaste, installé sur des manazirs démontables, sont régulièrement organisées sur cette place.

Divers spectacles, généralement équestres, ainsi que de grands défilés colorés avec des mannequins géants ont aussi lieu ici. Lorsque le pays se prépare pour une guerre, cette place se transforme en une gigantesque foire aux armes, aux armures, aux chevaux ainsi qu’à tout équipement militaire et rappelle une ruche par son extraordinaire agitation.

L’Enceinte Sacrée donne sur cette place, de même que la Maison chêvetaine des Faris. Le Pinacle d’Oudmey domine le Maïdan Al’Akbar de toute sa hauteur.

Le Ribat de la Confrérie des Faris

Donnant sur le Maïdan Al’Akbar, le ribat de la Confrérie des Faris hospitaliers est le quartier général de l’Ordre. C’est la résidence du Maître et des principaux dignitaires. Des écuries se trouvent à l’intérieur. Il sert aussi d’hôpital pour les blessés, les malades et les nécessiteux.

Le Zashassar

Le siège monumental des mages du Zashassar se présente comme un grand dôme hémisphérique entouré de trois hauts pinacles massifs. Le tout est recouvert de marbre blanc. Le dôme a un diamètre de 31 m, et de nombreux savants affirment que cette dimension n’a pas été choisie au hasard.

On prétend que le dôme se prolonge par en-dessous par un autre hémisphère de façon à former une gigantesque sphère. Seuls les membres du Zashassar savent comment pénétrer dans cette sphère, car aucune issue n’est apparente. On dit cependant que le calife y aurait un accès permanent.

Les mages du Zashassar ne parlant jamais de ce qu’on y trouve à l’intérieur, rumeurs et légendes les plus variées courent sur ce lieu. On dit entre autres que les murs sont couverts d’inscriptions et que des salles piégées renferment les plus dangereux secrets. D’autres affirment que les mages du Zashassar peuvent marcher debout sur toute la paroi intérieure de la sphère, comme si le mur entier n’était qu’un morceau de sol qu’on aurait enroulé. La rumeur la plus récurrente prétend qu’au cœur de la sphère existerait une salle qui concentrerait l’ensemble des énergies connues.

Les auberges du Quartier du Temple

Il y a dans le Quartier du Temple plusieurs auberges en raison des nombreux pèlerins. L’une d’elles est l’Auberge de la Dernière Stèle, dont les prix sont raisonnables pour une qualité moyenne. L’atmosphère y est très recueillie et très religieuse.

Le marché

C’est là que se tient le marché ordinaire. La grande foire est organisée sur le Maïdan Al’Akbar.

En temps normal, la place du marché est couverte de tentes où les marchands viennent vendre toutes sortes de produits et de services. L’organisation du marché est du ressort du Mouqollad, qui maintient aussi un temple de Mouqol dans l’une des tentes. Un grand bazar couvert aux nombreux passages se trouve dans les bâtisses jouxtant la place.

Les grandes nefs sont déchargées sur les quais du port de commerce, même si, pour des raisons de place, elles doivent souvent mouiller au milieu de la baie qui sert de port naturel à Ekbir. Il y règne une grande agitation.

L’afflux de marchands itinérants a permis le développement de plusieurs auberges et hôtelleries. L’auberge du Marché est l’une d’elles. Elle accueille, outre des marchands, des voyageurs et aussi des mercenaires qui cherchent à se faire embaucher comme gardes dans les caravanes. La qualité est bonne, mais les prix sont en rapport.

L'arsenal

Le grand Arsenal comprend les chantiers navals d’Ekbir et les hangars des vaisseaux de guerre. Ceux-ci sont en effet tirés à terre et abrités dans de solides hangars bien protégés lorsqu’ils ne sont pas en mer. Les chantiers navals fabriquent aussi bien des vaisseaux de guerre que de commerce. Ils nécessitent une main-d’œuvre nombreuse et qualifiée. Les secrets des ingénieurs sont soigneusement gardés.

L’arsenal est situé sur le port de guerre et au pied de la grande forteresse. La grande armurerie est juste à côté.

Il y a peu d’auberges dans ce quartier, mais des tavernes comme la Taverne des Brumes, qui est fréquentée par des soldats et des marins. L’atmosphère n’incite pas à la sobriété. On peut y boire pour pas cher, mais la variété n’est pas au rendez-vous.

Le quartier des pêcheurs

Il est dénommé ainsi en raison du grand nombre de pêcheurs qui vivent ici, à proximité du port de pêche situé au nord de la ville. Dans ce quartier on peut aussi trouver l’Hospice du Soleil, qui est la maison chêvetaine des Fils du Soleil. Les prêtres de Pélor y soignent blessés et malades, particulièrement les plus pauvres.

La Cour des Miracles est très influente dans ce quartier, même si elle œuvre surtout dans le quartier du marché.

Quelques tavernes se trouvent dans ce quartier. Elles n’ont pas une bonne réputation quant à leur clientèle. Pourtant les prix sont très bas et l’atmosphère est conviviale et joyeuse. La Taverne du Chat-qui-Louche est l’une des tavernes du quartier des pêcheurs. Elle est surtout fréquentée par les gens du quartier.

Le quartier des pêcheurs est le quartier le plus populaire de la ville.

La Nécropole

À l’extrémité nord-ouest de la ville, dominant l’océan du haut d’une falaise balayée par les vents, se trouve la Nécropole. Cet ensemble funéraire est complexe et en grande partie souterrain. C’est un dédale de galeries et de caveaux où reposent les défunts depuis la fondation de la ville.

Au fil des siècles, de nouvelles salles ont dû être creusées et de nouveaux passages pour y accéder, à tel point qu’il est très facile de s’y perdre. Chaque famille a, en principe, un caveau privé dont la décoration dépend de la fortune de ladite famille, mais certaines en ont plusieurs lorsque le premier caveau s’est avéré trop petit. Les pauvres ont des sépultures le long des couloirs sans fin de ces catacombes ou dans des salles communes.

Ces couloirs sont bas et étroits et s’étagent sur plusieurs niveaux tout en restant probablement au-dessus du niveau de la mer.

Des gardiens veillent sur la Nécropole et organisent des rondes. Leur travail habituel consiste à lutter contre les rats. Les fameux chats de la Nécropole les aident dans cette tâche ardue. Les gardiens organisent aussi le service funèbre. Plusieurs prêtres sont affectés dans leur confrérie.

Hors les murs

Trois caravansérails se trouvent hors de l’enceinte, près des portes. Ils accueillent les voyageurs se rendant à Ekbir à toute heure du jour et de la nuit, même quand les portes de la ville sont fermées. Des transactions commerciales y sont effectuées.