Héros

Elendär

Surnom
Fils de la Mer
Race
Elf, Gray
Sexe
Male
Alignement
True Neutral
Caractéristiques
Force6 Dextérité16 Constitution12 Intelligence21 Sagesse8 Charisme8
Divinité
Boccob
Classes
Wizard (Transmuter), niveau 4
Niveau
4
Numéro de joueur
814113
heros

*D'abord les cris, puis la sensation d'humidité, enfin la lumière qui jaillit. Il pourrait s'agir des premiers souvenirs d'un nouveau né, et d'une certaine manière il s'agit de cela. Ce sont mes "premiers" souvenirs, des souvenirs qui remontent à quatre ans. Quatre ans, quelle ironie, moi dont l'age doit excéder un siècle.

J'étais le prisonnier, la victime des sorciers Ataphades, les descendants maudits des mages Sulois et des nécromanciens Ur-Flan. Lorsque les Prêtres d'Al'Akbar m'ont trouvé au fond de cette cale, j'étais plus mort que vif, presque complètement vidé de mon sang - N'aurais-je pas été dans cet état, que mes sauveurs n'auraient sûrement pas hésité à me rajouter à la liste des ennemis abattus.

Ils m'ont sorti de la cale, et après avoir nettoyé mes blessures, ils m'ont allongé sur une couverture à l'ombre de la voilure. Je me rappelle des mots du prêtre que je n'ai compris que plus tard "Laissez le reposer ici, nous avons fait tout ce qu'un homme peut faire, je laisse maintenant Al'Akbar décider si cet être mérite de vivre", et j'ai survécu...

Durant les deux semaines du voyage de retour, on m'a donné à manger et à boire, mais nul n'a essayé de me parler, ce n'était pas important car je ne savais pas parler leur langue, en revanche, jour après jour, je comprenais de mieux en mieux la langue de ceux qui m'entouraient.

De Fashtri, je me souviens de l'impressionnante Citadelle, pas des salons d'honneur, non, des cellules. Rien à voir avec la cale puante d'où l'on m'avait extrait, mais des cellules quand même. Je pense que je n'en serais jamais sorti si, quoique la longévité du métal ne soit pas nécessairement supérieure à celle d'un elfe, si je ne m'étais pas adressé à mon gardien. Ils croyaient que j'étais débile, un simple d'esprit, la parole m'a ouvert les portes de la reconnaissance, j'étais un objet, je devenais un être.

A partir de ce moment, mon sort s'est amélioré, j'ai quitté ma cellule pour une chambre plus confortable. Le chapelain de la citadelle s'est intéressé lui même à mon cas. Il a essayé d'analyser et de soigner mes désordres mentaux, mais sans résultat. Durant les quelques semaines passées à son contact, j'ai appris à parler et lire l'ancien Bakluni. Si le Saint Homme était impressionné par cette performance, il fut complètement abasourdi lorsque j'ai spontanément commencé à décrypter des documents en Draconique. Des connaissances me revenaient subitement, comme autant de souvenirs de mon ancienne existence. Incapable d'identifier mon mal, et inquiet de me voir maîtriser des connaissances ésotériques, il a obtenu que je sois placé sous la tutelle du Zashassar.

De ma période au Zashassar, je ne parlerais que de ce qui me concerne. Pendant toute la durée de mon séjour les Zashassaris ont été juste avec moi, ils n'ont jamais rien sollicité que je n'aie voulu leur donner, et je fis de même avec eux. J'ai partagé la vie des élèves, mais de nouveau les connaissances arcanes ont afflué en moi. En quelques semaines, j'en savais autant, voire plus que les plus anciens d'entre eux. Très rapidement, j'exerçais la fonction de répétiteur, et d'assistant de Teleb'kazir, le maître alchimiste.

Les sages du Zashassar, ont bien sur essayé d'élucider le mystère de mon passé. En ce qui concerne mes origines, il sont certains que j'ai été capturé dans les royaumes situés à l'ouest du bassin bakluni. Les elfes de mon type n'existent pas dans les pays du Ponant connu, et il semblerait que je sois plus petit que les elfes Féeriques du Flanaess Central. En ce qui concerne mon histoire récente, ils sont convaincus que les Ataphades m'ont drainé non seulement de mon sang mais également de mon essence et de mes souvenirs dans un processus similaire à celui qui permet de réaliser des potions de longévité.

Je suis resté 3 ans au Zashassar, mais les elfes sont faits pour vivre sous la lumière du soleil et de la lune, et non pas dans les sous-sols chargés d'effluves arcanes d'un bâtiment millénaire. Lorsque j'ai voulu partir, nul ne m'a retenu, et me voilà maintenant sur les routes d'un pays hostile et d'un monde entre deux guerres. Je n'ai pas eu le courage de repartir vers l'ouest, je ne suis pas encore prêt à affronter un passé qui n'est plus le mien. Je suis né il y a quatre ans ! et j'ai tant à découvrir !*