Héros

Tungar

Race
Human (Baklunish)
Sexe
Male
Alignement
Neutral Good
Caractéristiques
Force19 Dextérité14 Constitution14 Intelligence10 Sagesse10 Charisme10
Divinité
Al'Akbar
Classes
Fighter, niveau 10 ; Occult Slayer, niveau 4
Niveau
14
Numéro de joueur
492458
heros

Tungar est né au cours d’un été très chaud, dans un bourg de 500 âmes au sein de la province du Mazrashan. De ces trois premières années, il ne conserve presque aucun souvenir. Il a une image confuse de sa mère, et une autre image, moins agréable, celle de son grand-père maternel. C’était un notable de la ville, et il n’a jamais accepté le mariage entre sa fille et un des miliciens de la ville. Il saisit la première occasion pour chasser son gendre et cet enfant, né d’un mariage d’amour et non de raison. Tungar était trop jeune pour se souvenir clairement de ce moment et son père est toujours resté muet quant au motif de cette expulsion et quant au sort de sa mère. Était-elle morte ?

Sans argent, son père s’installa à Ekbir, et accepta le premier emploi qu’on lui proposa : garde de la ville. La jeunesse de Tungar ne fut pas placée sous le signe de l’opulence. Il vécut dans le quartier populaire de la ville. Pendant que son père travaillait, Tungar était livré à lui-même, et avait tendance à zoner avec les jeunes du quartier. C’est durant cette période qu’il apprit à se battre et à se débrouiller par ses propres moyens. Contrairement aux enfants de la rue, Tungar n’avait pas de capacités de discrétion poussées, et les petits larcins de ces camarades ne l’attiraient pas trop. En lieu et place, il développa une force singulièrement supérieure à la moyenne, à tel point qu’à 14 ans, il avait déjà la force d’un homme. Son père insista quand même pour qu’il puisse acquérir une éducation minimale, et Tungar appris à lire, écrire et compter. A 9 ans, une fois son éducation terminée, Tungar se mit à occuper divers emplois sous-payés, mais assez pour relever son niveau de vie. Assistant, garde, sentinelle, essentiellement des emplois techniques ou guerriers.

La grande guerre de Greyhawk a laissé de nombreuses victimes. La majorité d’entre elles sont mortes dans une indifférence quasi complète, indépendamment de leur honneur et de leur loyauté. Cette nuit là, un groupe d’ataphades avait réussi à se faufiler à l’intérieur de l'arsenal d’Ekbir, certainement aidés de l’intérieur. Les gardes qui tombèrent dessus n’étaient pas préparés à ce type de rencontre. Pour permettre aux défenses de la citadelle de s’organiser, un homme les a combattus seul, pour les retenir. Son style de combat, hérité de sa région natale, était peu commun. Mettant l’accent sur la mobilité et sur l’allonge que lui procurait son arme, une lance élaborée, il permettait de combattre de nombreux adversaires sans se laisser entourer. Il tenu une grosse minute contre des adversaires plus nombreux et mieux entraînés. Les askaris arrivèrent à temps pour défaire les envahisseurs, mais pas pour sauver le valeureux garde.

La cour de la caserne contenait une dizaine de soldats, en deux haies. Le commandant de la garde fit un discours éculé sur l’importance de l’honneur et du devoir, certainement le dixième depuis le début de l’année. Et c’est sans trop d’émotion qu’il remit les armes de son père au jeune homme de 16 ans qui lui faisait face. La cérémonie dura cinq minutes, tout au plus, et les soldats s’égaillèrent à leurs activités, laissant l’orphelin à son chagrin. Sans aucune famille, Tungar décida de prendre la première caravane vers l’Est. Il lui fallut du temps pour faire le deuil de son père. C’est peut-être l’entraînement intensif auquel il s’obligea qui lui permit d’accepter sa mort. Même si son père ne vivait plus, sa mémoire et son honneur se transmettraient par son fils. Et Tungar se mit à protéger les caravanes ekbiriennes, avec l’espoir qu’un jour, il pourrait prouver sa valeur.