Ekbir
Relations extérieures
Sommaire
- La politique étrangère
- Le sultanat de Zeif
- Tusmit
- Ket
- Les Paynims
- Les Nomades-Tigres ou Chakyik
- Ull et la route des pèlerinages
- Les habitants des îles
La politique étrangère
Ekbir revendique une primauté sur l’ensemble des pays bakluniens, d’ordre spirituel d’abord et d’ordre temporel ensuite.
La primauté temporelle est très mal acceptée par les autres pays. Tusmit a cessé récemment de la reconnaître après deux siècles de vassalité. Les Paynims la reconnaissent en théorie, et c’est pourquoi ils placent la croix ekbirienne sur leur bannière. En pratique, mis à part les derviches, ils sont complètement indépendants. Le sultanat conteste vivement cette primauté et la revendique pour lui-même. La primauté spirituelle est contestée par le grand mufti des Yatils, principal concurrent du calife en matière religieuse.
La politique étrangère ekbirienne est plutôt basée sur la diplomatie que sur l’agression. Les califes pensent que la paix favorise le commerce et la prospérité. Les ambassadeurs ekbiriens sont donc très habiles dans l’art de la négociation. Même sur le plan religieux, les théocrates d’Ekbir savent se montrer tolérants. L’action militaire est considérée comme utilisable en dernier recours, et dans ce cas la guerre est menée avec fermeté et efficacité. L’armée ekbirienne est forte et entraînée, avec des troupes d’élite respectées y compris chez les voisins.
Le sultanat de Zeif
Le sultanat de Zeif revendique la primauté temporelle sur les Bakluniens et se heurte sur ce point au calife d’Ekbir.
La tension entre les deux pays est forte à cause du changement d’allégeance de Tusmit.
Le commerce est très important à Zeif, qui possède une grande flotte marchande.
Le consortium du Mouqollad y est puissant et son siège se trouve dans la cité de Zeif.
Le sultanat abrite une forte population d’Euroz (orcs).
Ceshra
Ceshra est une ville fortifiée située le long de la rivière Tuflik, dans le sultanat de Zeif.
Tusmit
Ce pays récent faisait partie du sultanat avant de passer sous l’influence du califat.
Il est maintenant plus ou moins indépendant.
Des influences diverses se font jour à Tusmit.
La Foi Véritable est dominante dans le Nord, près des Yatils, où réside le grand mufti des Yatils.
La Foi Exaltée est présente dans le Sud, sur la grande voie commerciale est-ouest qui relie la Flanesse à l’océan Dramidj par la passe de Ket.
Le renversement d’allégeance de Tusmit a créé une forte tension entre Ekbir d’une part, et Zeif et Tusmit d’autre part.
On espère que le talent des diplomates évitera la guerre.
La guerre n’a pas encore éclaté en raison de l’âge avancé du sultan, mais aussi du calife, ce qui pose des problèmes intérieurs de succession dans chacun des pays. La paix est fragile.
Ekbir fait pression sur Tusmit et favorise les partisans de l’ancien pacha, qui s’est réfugié à la cour du calife.
Des contacts sont pris avec les Paynims et le Mahdi, qui pourrait fort bien arbitrer ce conflit.
Ket
Lopolla est la capitale de Ket. Elle compte 27 000 habitants.
Les Paynims
Ces nomades parcourent les steppes du sud, depuis les Sulhauts jusqu’à la Tuflik.
Ils sont divisés en nombreux clans, même s’il semble aujourd’hui qu’un grand chef charismatique, celui qu’on appelle le Mahdi, soit sur le point de les unifier.
Il y a parmi eux un grand nombre de confréries religieuses akbarites, qui forment des ordres de derviches.
Le site sacré de Tovag Baragu est gardé par des derviches qui en contrôlent l’accès.
Les Paynims lancent souvent des expéditions de pillage, plus souvent sur Zeif que sur Ekbir, à cause de la Tuflik, et sont souvent embauchés comme mercenaires dans toutes les armées de la région.
Ils constituent alors des unités de cavalerie légère.
Les Paynims se divisent en deux types. Les Khanides vivent plutôt dans le Sud, notamment dans les steppes arides. Les Amirides sont les descendants de la Horde d’Airain et vivent plutôt dans le Nord des plaines.
Les Nomades-Tigres ou Chakyik
Les Nomades-Tigres, ou Chakyiks, sont des descendants de la Horde Implacable. Ils se sont séparés de leurs cousins les Nomades-Loups peu après la disparition d’Ogobanuk. La Horde avait ravagé le nord d’Ekbir.
Une histoire conflictuelle
Ces nomades vivent dans les steppes froides au nord d’Ekbir. Ils ont très mauvaise réputation. Les Ekbiriens les accusent de cruauté et d’impiété, et les combats entre les deux peuples sont fréquents.
La diplomatie ekbirienne recherche un accord avec les Wegwiurs pour contrer les Chakyiks, mais cela n’a pas encore abouti sur une réelle alliance. Ekbir essaye aussi d’éviter une alliance des Nomades-Tigres avec Iuz ou les Ataphades. La frontière nord-est est une zone de guerre et d’escarmouches permanentes.
Le commerce
En dépit de tout, un commerce important a lieu entre Ekbir et les Chakyiks. Il transite par la ville de Fashtri.
Yecha
Yecha, capitale et seule implantation permanente du peuple chakyik, est située au nord de cette région. De nombreux bergers y font brouter leurs troupeaux de moutons et de chèvres.
Le tigre
Le tigre est l’animal totémique des Chakyiks, qui ont pour lui une sorte de vénération.
On prétend aussi que de véritables hommes-tigres vivent dans ces plaines et peuvent prendre à volonté une apparence d’homme ou de tigre.
Ils propageraient par leurs morsures et leurs griffures une maladie, ou plutôt une malédiction, qui obligerait les personnes infectées à se transformer en tigre à la pleine lune (Luna, en général).
Sandok Andor
Sandok Andor est le chef de la tribu Sandok. Ogobanuk appartenait jadis à cette tribu. La tribu Sandok siège au conseil des clans, mais son influence est mineure. Il souhaite relancer la nation chakyik dans la reconquête des territoires perdus.
Ull et la route des pèlerinages
Les peuplades uli occupent les steppes entre les Ullsprue et les Pics-Barrières.
Ce sont des tribus féroces et imprévisibles, mal organisées mais belliqueuses.
Les Uli sont les seuls Bakluniens à refuser toute vénération pour Al’Akbar.
Ils vénèrent des divinités peu recommandables, comme le chaotique Ralishaz ou Incabulos.
Certains vouent même un culte aux démons.
Le culte des ancêtres est très important parmi eux.
Les chefs prétendent descendre d’ogres.
L’ancienne route de pèlerinage d’Ekbir à Tovag Baragu, qui reproduit le chemin de l’Exode, est bloquée depuis des siècles par les Uli.
Les Ekbiriens ont souvent tenté de la rouvrir par la guerre ou la diplomatie, mais sans résultats réellement durables.
Les tensions actuelles avec Tusmit et Zeif rendent improbable une intervention d’envergure contre les Uli.
Une intervention diplomatique s’appuyant sur des tribus paynims et sur les Yorodhis, ennemis héréditaires des Uli, est le seul espoir de solution à court terme.
La route des pèlerinages est aussi une route commerciale contrôlée par Ull, et donc dangereuse pour les caravanes.
Les habitants des îles
Les Ataphades
Les Ataphades sont des descendants des éléments corrompus de l’Ancien Empire, qui trouvèrent jadis refuge dans ces îles.
Certains ont une ascendance ur-flanna.
Ils se livrent toujours à des pratiques abominables de sorcellerie, qui les rendent odieux aux Ekbiriens.
Des expériences sur des êtres vivants ont créé de terribles monstres, qui se sont ensuite répandus sur le continent.
Les Ataphades eux-mêmes ont subi des transformations physiques magiques, qui les ont rendus à moitié monstrueux.
La marine de guerre d’Ekbir livre une guerre permanente et sans merci contre les Ataphades.
Qayah-Bureïs
Le califat entretient des relations commerciales et diplomatiques avec les îles Qayah-Bureïs, comme les autres puissances navales et commerciales de la région, qui représentent autant de concurrents.
Les Janasibs
Les îles Janasibs sont des repaires de pirates, que les marines d’Ekbir et de Zeif combattent autant que possible.