EKB2-01M
Assassins !
EKB2-01M. Mini-module régional Living Greyhawk en un round, pour Ekbir. Le tableau d’expérience, laissé en blanc, prévoit les échelons 2, 4 et 6.
Le fichier joint est marqué v0.8. La réserve et la conclusion y sont laissées en points de suspension. Ce texte est fait pour être joué en première partie de La Légende de Glendaloch, dont le résumé d’introduction doit être adapté à ce qui s’est passé ici.
Sommaire
Auteurs
Guillaume Gallais. La version d’origine est le mini-module EKB2-01M, Assassins !, première partie du module régional EKB2-01, La Légende de Glendaloch. La couverture imprime EKB2-01+. Les pages portent en pied le titre anglais Glendaloch Legends, round 1.
Notice
Il est des nuits sans lune où la mort rode, invisible. Parfois, elle emporte avec elle plus de victimes que nécessaire. Les héros pris dans la tourmente sauront-ils se relever et faire face au destin ?
Lieux
La nuit commence à la Perle d’Occident, auberge d’un quartier sans apparence, au cœur d’Ekbir.
- Le poste du quartier.
- La citadelle de Dersheik, dans le Dezbat. Le résumé d’ouverture dit une journée de route. Le corps du texte dit près de trois jours. Le module ne tranche pas.
- Castel Ashir, dont il reste le flanc droit de la citadelle, et les sous-sols. Les bois de Shayallah se voient au loin. Le module ne les décrit pas.
PNJ principaux
Ben’Beyl. Conseiller de Niklad. Le résumé écrit Ben Beyl. Petit, visage fin, tenue sobre et stricte. En poste depuis trois mois. Intendant et aide de camp : les dossiers mineurs sont à lui. Barde, et il ne le cache pas, sans en faire étalage. Excellent menteur. Il limite ses mensonges, et oriente même vers les vrais coupables si les personnages jouent les détectives, pour se donner une légitimité. Il doit passer, à ce stade, pour le narrateur innocent. Ses caractéristiques sont dans EKB2-01, pas ici. Il dissipe les ténèbres au second round, trop tard pour voir l’assassin. Il joue la surprise. Il se tient derrière Kerstri et interroge les personnages. En route, il écoute leur version et parle du traquenard, du Dezbat, d’Urik, de Nérim, et d’un visiteur. Ce visiteur, qu’il ne nomme pas, serait un Suellois à la large cicatrice, venu demander une patente et reparti en colère. Une note dit que ce récit est une pure invention, pour faire planer l’ombre de la Fraternité écarlate. Le module ne dit pas qu’il soit vraiment venu. Avec Keyn Ashir, il est le seul à connaître le plan d’Urik. Keyn ne paraît pas : l’officier annonce son retour, et l’homme qui arrive est Urik. En cellule, il ne pousse pas à l’évasion, pour garder sa couverture, mais il reconnaît que la situation est désespérée. Les écarteurs de phalanges l’empêchent de lancer des sorts. Il peut encore user de ses pouvoirs de barde.
Urik Ashir. Nayib du Dezbat depuis près de quinze ans, depuis la mort de son cousin. Il gouverne avec une fermeté qui ne plaît pas toujours. Le cavalier qui arrive a la barbe, la mâchoire carrée, et une large cicatrice sur la joue droite. Une cinquantaine de cavaliers en cotte de mailles le suivent. L’officier avait annoncé Keyn Ashir. Le texte dit ensuite qu’il s’agit bien d’Urik, et que Ben’Beyl pourra le confirmer. Le module ne tranche pas entre les deux noms pour l’homme de la cour. Urik ne répond à aucune question. Il les traite d’assassins payés, entourage compris, et fixe l’exécution à trois jours, le jour d’Akbaris. Il doute que le Prophète prenne leurs âmes. Le mot « Shaazam » lève un bouclier de force, lié à un bracelet ou à un anneau, et arrête la lame de Kerstri. Il tue le demi-orque, puis offre le même sort à qui l’imiterait. Il se retire. Le résumé d’ouverture appelle le chef des armées Keyn Ashir, et dit que l’exécution est suspendue à la demande du prêtre de la chapelle. Ce prêtre n’est pas nommé, et les scènes qui suivent ne le font pas intervenir. Plus loin, seuls Ben’Beyl et Keyn Ashir connaissent le plan d’Urik. Le module ne dit pas quel est ce plan. Il renvoie à La Légende de Glendaloch.
PNJ secondaires
Darman Niklad. Ambassadeur du Dezbat à la cour du Calife, à Ekbir la Grande. Une soixantaine d’années, tempes grises, habits noirs relevés d’or. En poste depuis une vingtaine d’années. Il a traversé les changements politiques du Dezbat, il y a une quinzaine d’années. Le Calife lui prête attention. Habile à la langue de bois. Ses rapports avec Urik Ashir n’ont jamais été bons : Urik a besoin de ses appuis, Niklad a tenu à garder sa place après la disparition de Nérim Ashir. Ils ont mis leurs intérêts ensemble. Niklad a reçu, lui aussi, une lettre au sceau du Mouqollad : venir ce soir parler d’un accord sur les pêches du Dezbat. La lettre décrit l’émissaire, et la description est celle du personnage qui a reçu le courrier signé D. Il arrive avec Ben’Beyl et Kerstri, prend les personnages pour les mandataires du consortium, et s’étonne qu’une affaire aussi mince ne se traite pas à l’ambassade. Un kukri lui reste dans la gorge jusqu’à la garde. Il meurt dans le noir.
Kerstri d’Amfar. Demi-orque, garde du corps, d’âge mûr, carrure large, vêtements qui cliquettent. Le résumé d’ouverture l’appelle Kerstri. Soldat, la loyauté d’abord. Dans le noir, il ne voit pas l’assassin, sauf si les ténèbres tombent dès le premier round. Il reporte alors sa colère sur les personnages. Il exige qu’ils déposent les armes et que la garde soit appelée. Il peut poser son cimeterre à deux mains sur la table s’ils font de même. Il se contient. En carriole, il parle peu. Il rumine son échec. Si le groupe est gardé, l’assassin ou ses complices sont parmi eux, à ses yeux. Il connaît Ben’Beyl depuis trois mois, le croit innocent, et ne l’estime pas. À Dersheik, le discours le fait étouffer. Il arrache le cimeterre d’un garde et se jette sur le cavalier. Le mot « Shaazam » arrête sa première lame. La seconde fois, il trouve la cuirasse, et le cimeterre du cavalier lui traverse la gorge. Il meurt dans la cour.
L’assassin du Lotus Noir. Le module ne le nomme pas. Membre éminent de la guilde. Homme, moine et assassin, vêtu de noir, masqué, armé d’un kukri. Invisible par un parchemin, il observe, lâche un mouchoir de ténèbres, tombe du plafond où un sort le tenait, et tue. En deux rounds il regagne le plafond, les étages, et les toits. S’il est vu, il fuit. Sa tâche est faite. Le module juge peu probable qu’on l’arrête, même à l’échelon 6.
Zarod. Capitaine de la milice du quartier. Vieux briscard, monté par le poignet. Écusson couleur sang. Il fait le tour, interroge à la volée, et embarque tout le monde. Il promet au coupable un très long séjour dans les geôles du Calife. Quatre miliciens l’accompagnent dans la scène. La fiche en dénombre huit. Ils bloquent les issues, ne frappent pas les premiers, sauf pour empêcher une fuite, et attendent des renforts. Si l’un d’eux meurt, la situation s’envenime. Zarod interroge au poste : où étaient-ils, pourquoi étaient-ils là. Il relâche tous les clients de l’auberge qui étaient hors de la sphère de ténèbres. Il garde les personnages, Kerstri et Ben’Beyl. Il entend ce qui se crie d’une cellule à l’autre.
L’Amir. Le module ne le nomme pas. Il entre au poste pendant la nuit. Zarod se lève. L’Amir dit que Zarod n’a aucun droit de retenir ces prisonniers : Darman Niklad est le plénipotentiaire du Dezbat, et ce n’est pas un tribunal de la capitale qui les juge. Ils relèvent des lois du Dezbat. Il a été mandaté pour que l’usage soit respecté. Ils doivent partir le soir même pour Dersheik, où le nayib les fera prendre en charge. Zarod obéit.
Jash. Askari de l’escorte. Le module ne nomme pas son compagnon. Ils sont civils et très prudents. À la citadelle, Jash corrige l’officier : ce sont des accusés, aucune preuve n’a encore été apportée. En route, s’ils parlent entre eux, l’un évoque les créatures de la lande, l’autre une cavalerie d’une centaine d’hommes capable de tenir tête aux faris, et l’idée que le nayib y trouve son compte, ou qu’il n’en a cure. Ils en viennent au Chevalier noir, qui serait peut-être couvert par quelqu’un. Le module ne dit pas lequel des deux tient chaque réplique, sauf le nom de Jash à la livraison.
Le capitaine de la cour. Le module ne le nomme pas. Il a l’ordre de mission, signe, et prend livraison. Il transmettra les respects au commandant Ashir. Il annonce que le commandant Keyn Ashir est en inspection avec une division de la cavalerie-tonnerre, et que les accusés attendront son retour, au soleil, au milieu de la cour.
Oraj. Geôlier. Borgne, édenté, petit, vicieux. Il raille, réveille en sursaut, crache. Alcoolique, au point qu’on peut le berner. Il a les clefs, dont celle de l’armoire. Il connaît le souterrain. Personne, à part Ben’Beyl et Keyn, ne laisse filer les prisonniers de son plein gré. Les soldats de faction, que le module ne nomme pas, sont frais recrutés. L’un d’eux part toujours chercher des renforts.
Résumé détaillé
Origines du mal et prélude
Castel Ashir dominait la lande. Un raid ataphade l’a détruit. Le flanc droit de la citadelle de Dersheik en est le reste. Nérim Ashir a disparu. Urik, son cousin, tient le Dezbat depuis près de quinze ans, avec une fermeté qui déplaît. Darman Niklad est son ambassadeur à Ekbir depuis une vingtaine d’années. Il a gardé sa place après Nérim, malgré des rapports mauvais : chacun avait besoin de l’autre. Ben’Beyl est entré à son service il y a trois mois. Kerstri est le garde du corps. Derrière ce qui va passer pour une justice aveugle, une machination est en branle. Le module en réserve le détail pour La Légende de Glendaloch.
La veille, ou le jour dit par le meneur, l’un des personnages reçoit la lettre signée D. Le lendemain soir, ils sont à la Perle d’Occident. Niklad, de son côté, a une lettre au sceau du Mouqollad, qui lui donne rendez-vous au même endroit pour les pêches du Dezbat, et qui décrit cet homme-là. Ben’Beyl pourra plus tard raconter le visiteur suellois à la cicatrice. Le module marque ce récit comme une invention.
Arrivée et premier contact
Ils attendent un quart d’heure dans l’alcôve. Entrent Kerstri, Ben’Beyl, et Niklad en noir et or. Les manteaux vont à une servante, que le module ne nomme pas. Niklad salue le personnage par son nom, parle du consortium, et s’étonne du secret. Le quiproquo éclate, sauf si les personnages se font passer pour ce qu’ils ne sont pas. La discussion s’anime. Les ténèbres tombent. Un râle. Aux personnages d’agir.
L’assassin du Lotus Noir est au plafond. Le mouchoir fait la nuit. Le kukri reste dans la gorge de Niklad. En deux rounds, l’homme est sur les toits. Ben’Beyl rend la lumière trop tard. Kerstri exige les armes et la garde. Ben’Beyl interroge, en retrait. Les personnages ont une dizaine de rounds avant la milice.
La route de Dersheik
Zarod embarque tout le monde. Au poste, il relâche ceux qui étaient hors des ténèbres. Les cellules sont trop éloignées pour parler autrement qu’en criant, et Zarod entend. Dans la nuit, l’Amir, que le module ne nomme pas, ordonne le départ le soir même pour Dersheik. Le résumé d’ouverture disait le petit matin. Menottes, écarteurs de phalanges, armes et paquetages saisis. En carriole, Kerstri se tait et soupçonne. Ben’Beyl écoute et raconte. L’escorte est deux cavaliers askari. Près de trois jours. Fuir en route, c’est se passer de l’un et de l’autre : le conseiller fait confiance à la justice du Dezbat, le demi-orque voit dans le fuyard l’assassin possible.
Au matin du troisième jour, le pont-levis, la cour, le capitaine qui signe. Une heure au soleil. Le cavalier à la cicatrice arrive avec une cinquantaine d’hommes. L’officier avait nommé Keyn Ashir. Le texte dit Urik. Il fixe la mort à trois jours, le jour d’Akbaris, et ne répond rien. Kerstri saisit une lame. « Shaazam » arrête le premier coup. Le second échange tue le demi-orque. Les survivants sont enchaînés deux à deux, à chaud, devant la forge. Les couples sont ceux que précise La Légende de Glendaloch, pas ce fichier. Un escalier en colimaçon les mène à Oraj.
Les sous-sols de Dersheik
Oraj ouvre des cellules de trois mètres, paillasse et fosse. La mort de Kerstri a montré qu’aucune clémence ne viendra. Ben’Beyl ne pousse pas à partir, et il admet que c’est sans issue.
- Oraj. Borgne, édenté, il raille, réveille et crache. On peut le berner, ou le faire parler. Il a les clefs. Il connaît le souterrain, et il le cache. Les soldats crient et l’un court chercher du renfort. Seule une embuscade courte en vient à bout.
- La salle de garde. Table, quatre chaises, armoire fermée. La clef est au trousseau d’Oraj. Dedans, tout le matériel des personnages, objets magiques compris. Le module dit que cette complétude doit intriguer. Il ne l’explique pas.
- La chapelle. Grilles épaisses, clef introuvable. Murs léchés par le feu, fresques à demi effacées. Des signes d’Al’Akbar restent lisibles. Un ours, un faucon, un renard, chacun à côté d’un chevalier : un Bakluni y reconnaît les douze mois du calendrier akbarite. Le module dit que ces détails compteront plus tard, et que la pièce n’a rien d’utile pour des fuyards. Le prêtre annoncé par le résumé n’y est pas.
- La citerne. Elle recueille la pluie. Les conduits sont trop étroits pour un homme.
- La réserve. Le texte s’arrête sur des points de suspension.
- Le souterrain. Ancien passage de siège, du temps de Castel Ashir, dissimulé pour un usage futur. Repasser par la cour, c’est affronter une centaine d’hommes. Il n’y a pas d’autre mot de passe que « Shaazam », déjà prononcé dans la cour : il lève le bouclier de force qui a arrêté la lame de Kerstri. L’effet qui décide de la fuite est ce souterrain, si Oraj parle, et l’armoire, s’ils reprennent leur bien.
Dénouement
La conclusion est une ligne de points, puis le mot fin. Le module ne dit pas ce que les personnages rapportent, ni ce qu’on leur remet, hors leurs affaires s’ils ont ouvert l’armoire. Les totaux d’expérience et de trésor sont laissés en blanc.
Ce qu’ils emportent, c’est la mort de Niklad, celle de Kerstri, le mot du cavalier, la chapelle brûlée, et le soupçon sur l’armoire trop complète. La machination, et le plan qu’Urik partage avec Ben’Beyl et Keyn Ashir, sont renvoyés à La Légende de Glendaloch.