ADP1-05F

Le Festival des Chevaliers

ADP1-05F. Aventure Living Greyhawk en un round, scénario adaptable pour le Califat d’Ekbir, paliers 1 à 3.

Le texte du scénario, version française, est joint à cette notice.

Sommaire

Auteurs

Brian P. Hudson. Traduit et adapté pour Ekbir par Guillaume Gallais.

La version originale est le scénario adaptable ADP1-05, Festival Knight.

Notice

C’est le carnaval des chevaliers défunts ! Il y aura des jeux, de la nourriture, de la boisson, et une parade morbide qui remémore aux Ekbiriens ceux qui sont morts pour les sauver. Gardez un œil partout, toutefois … vous ne savez pas quels monstres portent simplement des masques, et quels sont ceux qui sont par trop réels.

Lieux

L’aventure se joue à Fashtri, dans le Dagbakir, pendant le Festival des Faris Défunts. Le scénario en fait la capitale de la province, offerte par le calife aux familles des faris qui avaient tenu tête à la Horde.

PNJ principaux

Markun Darkenclaw. Mercenaire et magicien, loup-garou. L’aventure le nomme Markun. Grand, cheveux brun foncé, une cicatrice en travers du nez que lui a laissée Altrigan. Sandok Andor, chef de la tribu Sandok, celle d’Ogobanuk, ne paraît pas : il l’a payé pour ravager le festival, afin que les Hommes-Tigres poussent Ekbir à la guerre, et il lui a confié d’autres lycanthropes. Markun circule sous un masque du Khan. Il a placé la bourse ensorcelée dans le Chevalier Défunt. S’il est démasqué avant le bûcher, il fuit en loup, tue quelqu’un pour prendre sa place, et revient. Son grimoire principal est caché loin et ne se trouve pas.

Altrigan Werebane. Rôdeur œridien, massif, jovial, longs cheveux noirs. Il chasse les lycanthropes, et Markun depuis près de trois ans, à travers la Flanesse et le pays des Hommes-Tigres. Il tient le défi d’arbalète. Le poison le met hors de combat pour la nuit. Il confie dix carreaux à pointe d’argent et demande qu’on arrête Markun à sa place.

PNJ secondaires

Astin. Jeune homme aux cheveux blonds sales, agent de la Lame noire, au service de Markun. Il relève le défi, puis tire sur Altrigan à bout portant, d’un carreau enduit de venin de ver pourpre. Capturé, il ne parle pas, par peur de Markun et d’Andor. On le retrouve mort le lendemain matin, d’un carreau empoisonné. S’il s’échappe, Markun l’égorge au bord du ruisseau, parce qu’il ne supporte pas l’échec.

Naghol. Nain de la bande. Homme-rat au premier palier, homme-glouton ensuite. Avec Strietch et Trodley, il boit au pub de Mélik, robe brune et masque de cuir du Khan, jusqu’à une demi-heure avant la parade.

Strietch. Homme-rat. Incisives proéminentes, grandes oreilles, cheveux bruns en bataille.

Trodley. Homme-rat. Court sur pattes, presque chauve, nez aquilin. Sa rapière est la seule arme notable laissée sur les bandits.

Les six porteurs. Hommes de main qu’Andor a confiés à Markun. Le scénario ne les nomme pas. Masques hideux, ils font marcher le Chevalier Défunt. Leur seule mission est de le brûler, au besoin en pleine rue.

Brevis. Chef de la parade. Son visage d’Ogobanuk est une illusion. Il refuse d’arrêter le cortège et appelle les gardes.

Darbak le Gros. Noble mineur, maître des festivités. Entre deux âges, barbe mince sans moustache, turban de soie, perpétuellement saoul sur un tonneau de bière. Il ne sait que ce qu’Amon lui rapporte. Il ne prend pas l’assassinat au sérieux et ne fera pas annuler la parade.

Le capitaine Doran. Chef de la garde, vieux, bourru, sans humour. Il n’aime pas le carnaval. Il interroge, fait porter Altrigan au temple, et protège la foule avant d’aider les personnages. Une douzaine de gardes patrouillent. Le scénario ne les nomme pas.

Le lieutenant Amon. Second de Doran, fiable et au doux parler. C’est lui que Doran envoie prévenir Darbak.

Kennik. Prêtre d’Al’Akbar, avec son assistant Kaertim. Ni l’un ni l’autre ne s’intéresse au festival, et tous deux restent au temple. Kennik peut neutraliser le poison contre une donation. Après la bataille, les soins deviennent gratuits.

Eldubrais Feylight. Illusionniste demi-elfe, d’âge mûr une fois l’illusion levée. Il rêve d’être musicien et amuse les enfants avec des lumières et un chevalier dansant. La cicatrice et les cheveux noirs sont une illusion : il singe Markun, qui l’a insulté et lui a volé des composants d’illusion et un parchemin d’image miroir. Il a envoyé Markun chez Noblish.

Noblish. Gobelin, chandelier, herboriste et mage, accepté en ville malgré sa race, et très sensible aux moqueries. Markun lui a pris du suif et de la cire, a exigé du créve-chien, essuyé un refus, puis l’a assommé. S’il est traité avec égard, il prête une lanterne du festival : lumière et protection contre le Mal tant qu’elle brûle, pour le reste de la nuit.

Ven’do. Tailleur de masques. Après l’attentat, il ne se rappelle pas les visages.

Mélik. Tenancier du pub, face à la place. Les trois lycanthropes y boivent. Il s’offusque du chariot de bière installé sur la place.

Caroff. Aubergiste de la Botte usée, deux rues plus haut. Il tient ce chariot et alimente le feu avec les tonneaux vides.

Ebby. Jeune barde, au pub. Il joue du luth depuis une bonne partie de la journée, et cède la place si un personnage veut jouer.

Résumé détaillé

Origines du mal et prélude

Il y a près de trois cents ans, la Horde Implacable d’Ogobanuk a ruiné Fashtri. Une compagnie de faris a tué l’un de ses lieutenants, à un contre six, et les Ekbiriens ont fini par repousser la cavalerie. Ogobanuk est mort avant d’avoir tenu sa promesse de retour. Le Festival des Faris Défunts honore ces morts. Un feu de joie brûle trois jours. À l’apogée, le Chevalier Défunt, géant d’osier articulé par six marionnettistes, parcourt les rues puis nourrit le feu. Les autorités ont interrompu la fête pendant plusieurs années après l’invasion de 578 CY. Cette édition est la première qu’elles organisent officiellement.

Sandok Andor, chef de la tribu déchue d’Ogobanuk, veut la reconquête. Puisque les Hommes-Tigres refusent la guerre, il fera en sorte qu’Ekbir la leur déclare. Il envoie Markun, magicien et loup-garou, avec d’autres lycanthropes. La première nuit, Markun glisse une bourse ensorcelée dans le corps d’osier. Quand le chevalier brûlera, un effroi s’abattra sur la foule, et les lycanthropes, sous leur forme hybride, massacreront des innocents au nom des Hommes-Tigres. Altrigan Werebane a suivi Markun jusqu’ici. Markun compte l’écarter avant le bûcher.

Arrivée à Fashtri et le défi d’arbalète

Les personnages arrivent juste après le coucher du soleil. La place est illuminée de lanternes rouges et orange. On danse en chevalier ou sous le masque d’Ogobanuk. Des bardes chantent les morts, un feu crépite au centre, et le pub de Mélik déborde. Une chanson demande de brûler le géant pour l’étoile d’Al’Akbar.

Au champ de tir, Altrigan Werebane offre cinq pièces d’or à qui le battra. Astin, de la Lame noire, relève le défi, se retourne et lui décoche un carreau empoisonné à l’épaule, puis tente de se fondre dans la foule. Altrigan nomme Markun, décrit la cicatrice, remet des carreaux d’argent et demande qu’on l’arrête. Le capitaine Doran le fait transporter au temple. Il restera hors de combat toute la nuit. Moins de deux heures plus tard, la parade s’élancera. Quinze minutes après, le Chevalier Défunt atteindra le feu.

La place et la piste de Markun

Markun assiste à l’attentat sous un masque du Khan, parmi des centaines d’autres, et suit les personnages. La piste passe par Eldubrais Feylight, dont la cicatrice n’est qu’une illusion : le vrai mage lui a volé ses composants quelques jours plus tôt, après s’être moqué de lui, et a été adressé à Noblish. Le gobelin, assommé dans l’arrière-boutique, a cédé du suif et de la cire, secs et très inflammables, et a refusé le créve-chien. Des pas humides et un brin de roseau mènent au ruisseau du sud-est.

Six hommes y gisent dans les herbes, défigurés, dépouillés jusqu’aux sous-vêtements, morts depuis un jour au plus. Si Astin s’est enfui, son corps est parmi eux, la gorge tranchée. Quand les personnages approchent trop près, Markun lâche Naghol, Strietch et Trodley. Démasqué, il fuit en loup vers l’Udgru, tue pour prendre une autre place dans la fête, et envoie tout de même ses acolytes.

La parade et le Chevalier Défunt

La parade met une vingtaine de minutes pour gagner le feu. Brevis la mène sous les traits illusoires d’Ogobanuk. Vierges, faux chevaliers, nomades, montreur d’ours et musiciens ne savent rien de Markun, et appellent les gardes si on les arrête. Le géant ferme le cortège.

Les six porteurs. Masqués, ils écartent quiconque veut examiner la marionnette, la disent fragile, et exigent l’arrestation des curieux. Leur ordre est de brûler le Chevalier, au besoin en pleine rue.

La bourse ensorcelée. Elle est cachée dans l’estomac du géant, haut de quatre mètres et demi. Il n’y a pas de mot de passe. Si elle brûle, une fumée pourpre lève des figures fantomatiques, puis hideuses. Ceux qui regardent subissent un effroi. La foule compte au moins deux cents personnes.

L’assaut. Au signal, Naghol, Strietch et Trodley prennent leur forme hybride et frappent les spectateurs. Les six porteurs combattent les personnages au nom des Chakyiks. Markun reste en arrière et lance ses sorts. Si la bourse est détruite avant l’heure, tout le groupe attaque dans la rue, par vengeance. Les gardes s’occupent d’abord d’évacuer la foule.

Dénouement

Doran reprend la place, félicite les personnages et fait soigner les blessés gratuitement au temple d’Al’Akbar. Altrigan leur laisse les carreaux d’argent et leur envoie un poignard de qualité, en argent. Les composants volés à Eldubrais et à Noblish ont servi à la bourse. On ne les retrouve pas.

Sur Markun, s’il est pris, un petit livre de sorts contient des sorts communs et le sort unique ripclaw. Le grimoire principal reste introuvable. Si la bourse n’a pas brûlé, Eldubrais demande à l’étudier. Il recopie ripclaw pour les personnages, en garde une copie, et offre le sort rare resist lycanthropy. La lanterne de Noblish, si elle n’a pas déjà été prêtée, leur est remise dans la nuit sur l’ordre de Doran.