EKB5-05

La Mission Tusmane

EKB5-05. Aventure régionale Living Greyhawk en un round, pour Ekbir et pour Tusmit, pour les échelons 2 à 12. La couverture imprime « EKB5-05/TUS5-06 ». Elle se situe dans la trame des Faris Rautha, ou chevaliers métamorphes. Elle prend la suite de EKB5-04, Retour à Castel Ashir, et de TUS4-04, My big fat Tusman wedding.

Sommaire

Auteurs

Jean-Philippe Chapleau et Gaël Richard. La version d’origine est le scénario régional EKB5-05/TUS5-06, La Mission Tusmane. Le circle edit est crédité à Tim Sech.

Notice

Serez-vous tentés par une chasse au trésor en compagnie d’un marchand désargenté et de sa charmante épouse ? Cette aventure en Ekbir pour les APL 2-12 se situe dans la trame des Faris Rautha (ou chevaliers métamorphes). Elle prend d’une part la suite de EKB 5-04 Retour à Castel Ashir et d’autre part de TUS4-04 My big fat Tusman wedding et sera suivie de EKB 5-06/TUS 5-07 La Mission ekbirienne.

Lieux

L’aventure commence à Ekbir, puis se joue à Zafreh, village du Mazrashan, au-dessus de la Blashikmund.

On prend ensuite une barge vers Blashikdur. L’aventure n’y arrive pas. Le passé d’Uyok passe par le Dezbat et par Tusmit. On n’y va pas.

PNJ principaux

Jazaar ibn Fadel. Marchand tusman du Mouqollad, adepte de la Foi exaltée, membre de l’Étoile divine. L’an passé, à la mort de son frère, il a quitté Tusmit. Arrêté pour ce meurtre, il s’est évadé et a repris sa vie à Ekbir. Ruiné depuis l’invasion de Tusmit par Ket, il a trouvé dans les affaires de sa femme une vieille carte. Il aborde l’un des personnages à l’auberge, le visage caché d’un turban, puis les reçoit chez lui. Il ne porte plus d’armes. Il promet le partage du trésor, moitié moitié, et donne la carte à qui jure de veiller sur Affa s’il meurt. À Dejbak, il paie ses créanciers par un prêtre de Mouqol, puis demande une avance pour un commerce.

Affa. L’épouse qui voyage avec eux. Ancienne askari, couverte de cicatrices, elle se tait presque tout le long. Elle garde une arme cachée : si le moine les défait, elle le tue six rounds plus tard, puis baisse la tête sur ce péché. Au quai, elle lève la main et disparaît. Quelques jours après, on apprend que la vraie Affa n’a pas quitté Ekbir. Le module ne nomme pas celle qui a pris sa place.

Faruk Al Kayeb. Faris hospitalier, mort avec la garnison il y a près de trois siècles. Son fantôme ne paraît que si les rites ont été tenus et si on lui remet la lettre, déchiffrée ou non. Il dit où est le butin. Il a vu, il y a seize ans, l’emprisonnement du chevalier-gemme sous la terre, puis la dalle gravée. Hier, un mage a lancé la libération. Le prisonnier n’avait pas vieilli. Sentant un danger, il s’est changé en écureuil. Faruk le tient pour le Chevalier à l’Écureuil. Uyok n’apparaît pas.

PNJ secondaires

Abdos al-ikhwan. Seul prêtre du ribat de l’Étoile divine. C’est lui qui a dit à Jazaar qu’il pouvait engager des mercenaires, mais non affronter lui-même la forteresse. Il refuse de parler du passé des frères. Il veut seulement qu’ils tiennent les quatre piliers du Dragon.

Qwele al-Mouqol. Prêtre tusman de Mouqol, seul autre client d’une auberge sur la route. Il va de Blashikdur à Ekbir acheter armes et armures pour l’armée de son sheik. Il est sincère, et il s’ennuie. Il dit les Incendiaires encore dangereux dans les campagnes, la paix tenue avec Ket, la rébellion des elfes de l’Udgru, et la loi martiale à Blashikdur.

Le moine. Le module ne le nomme pas. Pris vivant, il se dit Ali, venu voler la carte, sur l’ordre de quelqu’un qu’il n’a jamais vu. Un lotus noir est tatoué sur son avant-bras gauche, symbole de Xan Yaë. Sa paume porte, pour qui sait le voir, le chat noir de la Fraternité féline, qu’on appelle à Tusmit les Fantômes de Xan Yaë. Le module ne dit pas qui l’a engagé, ni pourquoi.

Khaorfrah. Qadi du village, prêtre d’Al’Akbar. Il prête les robes rouges de martyr, l’encensoir et l’encens. Il sait que le mausolée est gardé, et qu’une stèle des rites a disparu. Il n’y est jamais entré. Une divination peut aussi se demander chez lui.

Shawazam. Doyen du village, quatre-vingt-deux ans. Il raconte le massacre de 2975 HB, les amirs ensevelis, et la stèle de la place, plus haute qu’un homme, brisée par le séisme. Le contexte date ce séisme de 489 AC, 911 AA et 3248 HB. Shawazam dit 3148 HB. Sa femme Walima, soixante-dix-huit ans, dit 912 AA. Le module ne tranche pas. Ils renvoient le trésor aux histoires de Fawala.

Fugash. Boulanger. Il ignore que son four a été bâti, après le séisme, avec le grand morceau de la stèle. L’enduit cache les lettres. Il faut refroidir le four pour les lire.

Garguli. Émondeur et puisatier. Il ne sait pas lire. Si on lui explique ce qu’est une pierre gravée, il dit en avoir vu une au fond du puits.

Torvabam. Intendant, trente-cinq ans. En l’absence du muqta Mirash Al Kayeb, amir de dix, parti à la guerre contre les Ataphades, il tient le village. Le Calife n’entretient plus la forteresse de Zafreh. Il paie Dejbak, Olabrod et Shankor, plus au nord. Il vendrait les fleurs des tombes. Sa femme Jrina, vingt-neuf ans, cultive le jardin et refuse qu’on les coupe.

Fawala. Adepte de Myhrisse, cinquante ans. Petite-fille de Lubash, voleur et pilleur de tombes d’Olidammara, pendu pour vol d’objets sacrés. Elle répète qu’un butin de la Horde d’Airain a été caché avant le massacre, et que la clé pour le trouver est dans le mausolée. Contre une part égale, elle ouvre le coffre de son grand-père : un masque grimaçant, une clé qui désamorce les pièges mécaniques, et deux parchemins. L’un donne le mot ARCHON et le nom de Faruk Al Kayeb. L’autre est la lettre chiffrée.

Pajirash. Gardien du mausolée, cinquante-deux ans. La charge est héréditaire, et vide de sens : il n’est jamais entré. Il croit que son grand-père Washarb a perdu la clé. C’est Lubash qui l’a volée. Il a vu, la veille, un qadi de haute taille, en rouge et noir, un mage, des hommes en armes, un mendiant boiteux, et son ami l’ermite Gazim. Gazim, arrivé l’année des écureuils, est parti le soir même. Il n’apparaît pas.

Ruzawim. Bouvier, trente et un ans. Il connaît la forêt, et il vend ce qu’il a vu, il y a seize ans, depuis une cachette. Un homme à la gemme au front a tenu tête à des mages en noir, puis a été acculé dans le mausolée. Les mages en sont sortis seuls. Les cavaliers-tonnerre ont fouillé ensuite, et sont repartis en tuant les écureuils. Il a aussi entendu Gazim appeler « Gebril » un qadi qui lui rend visite. Gebril Al’Mofiss n’apparaît pas dans cette aventure.

Keyn Ashir. Amir, demi-frère d’Urik, chef des cavaliers-tonnerre. Il entre au village sous l’étendard noir au dragon blanc, offre une coupe par écureuil, mort ou vif, et repart au galop. L’archer qui l’accompagne est Garumash, grand veneur d’Urik. Ils ne s’attardent pas. Deux cavaliers restent sur la place. Le module ne les nomme pas. Ils cherchent un criminel qui peut se changer en écureuil, et n’en disent pas plus.

Résumé détaillé

Origines du mal et prélude

En 577 AC, une attaque ataphade remplaça la dynastie du Dezbat. Nerim Ashir fut massacré avec les siens, sauf son fils Lybak, sauvé par Sid-Allagh, le chevalier au loup. L’ordre des Faris Rautha fut dissous. Nimrod Ashir l’avait fondé en donnant douze gemmes. La pierre se fixe au front, et ne s’en retire pas. Uyok, le Chevalier à l’Écureuil, gagna Tusmit pour y trouver asile. Il avait appris un secret que le Zashassar ne voulait pas voir dévoiler. Cette aventure ne dit pas lequel. Près de Zafreh, au moment de franchir la Blashikmund, les mages le rattrapèrent, avec Keyn sur les talons. Alik Am’Iktar se téléporta et l’enferma dans une stase, sous le mausolée d’un amir mort en 2975 HB. Les cavaliers-tonnerre ne trouvèrent rien. Le Zashassar marqua le lieu pour pouvoir le retrouver, puis laissa Uyok où il était : le livrer eût mis l’ordre hors la loi, et le secret restait couvert. Le dossier fut archivé.

La Confrérie Rautha, que dirige entre autres le qadi Gebril Al’Mofiss, apprit où il était. Faute de pouvoir lancer la libération, elle sema de fausses cartes au trésor. Aucune ne dit la vérité. Des aventuriers vinrent. Aucun ne brisa la magie. La Confrérie finit par trouver des alliés chez les mages du Zawiyar. Cette aventure ne dit pas pourquoi. La veille de l’arrivée, un mage du Zawiyar, que le module ne nomme pas, libère Uyok après seize ans de stase. Le même jour, les écureuils reviennent en masse, comme l’année où Uyok les avait appelés pour brouiller Garumash. À l’insu de la Confrérie, un vrai trésor existe, hors du mausolée : le butin d’une victoire sur la Horde d’Airain, caché juste avant le massacre de la garnison. Une stèle en donnait les rites. Le séisme l’a brisée en deux.

Arrivée et premier contact

À Ekbir, le bazar bruisse de la guerre contre les Ataphades, et le Maïdan de prédicateurs. Le soir, à l’auberge du Marché, un homme au turban touche l’épaule de l’un d’eux et lui donne rendez-vous le lendemain, après la prière, à la maison d’Ibn Fadel. C’est Jazaar. La maison se dégrade. Affa attend, à genoux, sans bijoux. Il propose l’escorte jusqu’au lieu de la carte, et le partage. Il craint ses créanciers. Il situe d’abord l’endroit à quelques jours de Blashikdur, près de la forteresse de Dejbak, dans le Mazrashan. Puis il nomme Zafreh, au bord de la Blashikmund. Après la nuit de l’assassin, si l’on a promis de veiller sur Affa, il remet la carte. Elle est en ancien baklunite. Les glyphes disent trésor, prisonnier et danger. Le signe du centre est celui du Zashassar.

En ville, on peut apprendre la ruine du ménage, le passé d’aventurière d’Affa, et que Jazaar est recherché à Tusmit. Une divination, au temple d’Istus ou chez le qadi, répond : « Par l’eau et par le feu, la pierre du serment doit être réunie. L’héritage d’un impie peut montrer la voie qui permettra à un martyr d’accomplir finalement son devoir. » Sur la route, Qwele parle de Tusmit. La nuit suivante, le groupe dort dehors. Un moine attaque, pour tuer Jazaar et sa femme. Sa puissance change avec l’échelon. Au matin, la forêt se peuple d’écureuils, et Zafreh paraît, forteresse en ruine et dôme au-dessus des toits.

Le mausolée

Au village, les pièces du butin se ramassent une à une. Le temple prête les robes rouges, l’encensoir et l’encens. Le four et le puits rendent les deux moitiés de la stèle. Jrina a les seules fleurs qui conviennent aux martyrs. Fawala ouvre le coffre. La clé de Lubash désamorce les pièges mécaniques. Le mot ARCHON déchiffre la lettre. En clair, elle dit : « Remettez le butin au porteur. » Il n’est pas nécessaire de la lire pour la suite. Keyn passe, offre une coupe par écureuil, et disparaît. Ruzawim, lui, a vu la scène d’il y a seize ans.

Le mausolée est octogonal. Quatre portes portent les piliers : piété à l’ouest, honneur à l’est, famille au nord, générosité au sud. Les couloirs sont piégés, et les pièges changent avec l’échelon. Les mécaniques se taisent si la serrure cachée a été tournée. Les magiques se taisent si l’on entre en file, en silence, en robe rouge, avec l’encens allumé. Parler, ou profaner une tombe, les réveille. Au centre, un sarcophage. L’ouvrir maudit tous ceux qui sont dans le monument. L’armure et les armes tombent en poussière hors de la dalle. Frapper le squelette appelle un gardien céleste, qui change avec l’échelon. Une trappe, sous un anneau de fer, descend à la crypte.

La crypte

La lettre n’ouvre aucune porte. Remise sur la tombe de Faruk, ou tendue vers lui, elle le fait paraître, pourvu que les rites aient été tenus et qu’aucune tombe n’ait été forcée. L’effet décisif est sa phrase : le butin de la Horde d’Airain est enfoui sous la tour nord, à l’angle nord. Sans lui, même la magie ne le trouve pas.

Dénouement

Tous reçoivent la Gratitude de Jazaar ibn Fadel et la récompense du Clergé reconnaissant. Qui a été constant en bonté gagne aussi Ami de confiance. Si Fawala a sa part, elle donne la Gratitude de Fawala. Jazaar rappelle que l’honneur est l’un des quatre piliers, mais ne rien lui donner ne coûte rien. Quand le trésor est trouvé, on va à Dejbak. Jazaar en revient rajeuni : ses dettes de la ville sainte sont payées. Il demande ensuite une somme qui dépend de l’échelon, pour un commerce avec un vieil ami. Qui donne reçoit la Gratitude éternelle de Jazaar ibn Fadel, et l’argent lui revient. Si le groupe réunit toute la somme, ceux qui ont payé gagnent l’Accès du Consortium. Le choix est définitif. Si le trésor manque, ou si on a gardé sa part, il parle de s’engager dans la marine contre les Ataphades. Les mots d’Affa l’en détournent.

Sur la barge, la Garde sacrée et des qadis de très haut rang crient depuis la rive. La pluie couvre leurs voix. L’un des qadis regarde Affa, et les gardes l’entourent. Elle disparaît. Ils arrêtent Jazaar. Ils obéissent au Calife, et n’expliquent rien. Quelques jours plus tard, Jazaar est relâché, sans charge. Sa femme, la vraie, n’avait pas quitté Ekbir. La suite que le module nomme est EKB5-06/TUS5-07, La Mission ekbirienne, ou TUS5-06, Strife & Chaos.