EKB4-04

Le Retour de Zuoken

EKB4-04. Aventure régionale Living Greyhawk en un round, pour Ekbir. Les rencontres sont écrites pour les échelons 2, 4, 6, 8, 10 et 12. Le module ne la fait commencer que si les personnages vont au monastère en apprendre plus sur Artaxoës, déjà le sujet de Consumé par son amour, du Fugitif et des Tours Naissantes.

Sommaire

Auteurs

David Martinez, Jean-Philippe Huet et Gaël Richard. La version d’origine est le scénario régional EKB4-04, Le Retour de Zuoken, en un round. La couverture crédite le triad edit à Jean-Philippe Huet et Gaël Richard, et le circle edit à Tim Sech.

Notice

Un monastère perdu aux confins du Califat d’Ekbir est le théâtre d’inquiétants événements. Les aventuriers sauront-ils percer les mystères de la Dévotion silencieuse ?

Lieux

L’aventure commence à Fashtri. On y croise Alim Sater. Rien d’autre n’y arrive.

La cité-mère des formiens est au nord-est, dans les Yatils. Le bosquet où Ezzin a cru voir Zuoken n’est pas un lieu où les personnages vont.

PNJ principaux

Sayed. Dalaï-zuo, prêtre de Xan Yaë. Il refuse l’hospitalité à une femme, il y a environ deux semaines, à cause d’une aura maléfique. Il loge les personnages et leur demande d’éclaircir le carnage de la cour. Il ne cède pas tout de suite les Chroniques de l’Ombre. S’il apprend le crime de Lyad, il le laisse expier au monastère, ainsi qu’Horacio s’il vit. Un membre de la Foi exaltée, de la Garde sacrée, de l’askar, des faris, de la marine ou du Zashassar peut exiger la justice. Le module laisse ce choix aux joueurs.

Lyad. Second du monastère, moine de Zuoken. Il donne les plus mauvaises corvées aux disciples de Xan Yaë. Jaloux de la vision d’Ezzin, il le traite d’affabulateur et lui interdit d’en parler. Avec Horacio et Tayeb, il le frappe pour le faire avouer. Ezzin meurt. Ils jettent le corps sur les rochers et font déclarer un suicide. Soraya le fait chanter. Il vole le livre pour la faire taire. Pris avant le rendez-vous, il avoue et s’effondre. S’il a déjà remis le livre, il nie et accuse les personnages.

Soraya. Magicienne ataphade, tieffeline. Elle est envoyée par le seigneur de Kazurka. Refoulée du monastère, elle a pris l’apparence de Zuoken pour que le naïf Ezzin lui ouvre la porte, ou lui apporte le livre. Elle n’avait pas prévu le meurtre. Un complice a parlé au cadavre. Elle fait chanter Lyad. Le Chevalier noir, qui ne paraît pas, a fait couper la route pour couvrir sa mission. Capturée, elle peut tout dire. Elle ignore comment apaiser Ezzin, et marchande sa liberté contre ses aveux.

Ezzin. Jeune moine, sculpteur. Il a cru voir Zuoken et a taillé son effigie dans la roche. Il meurt sous les coups, et revient en fantôme. Le chiffre tracé dans le sang compte ses trois bourreaux. Il ne s’en prend qu’à eux. Le détruire ne dure qu’une nuit : il revient. Il ne se tait que s’il les tue tous les deux qui restent, ou si Soraya, vivante, avoue devant lui qu’elle s’est fait passer pour le dieu. Gebril Al’Mofiss ne paraît pas. Des moines disent qu’un prêtre d’Al’Akbar, de haute stature, a logé ici il y a environ un mois, a fait tailler une gemme par Ezzin, et a laissé un don généreux. Le module ajoute qu’il intervient dans le scénario EKB4-04, intitulé La Proie pour l’ombre. Ce fichier est EKB4-04, Le Retour de Zuoken. Le module ne tranche pas.

PNJ secondaires

Alim Sater. Érudit, à Fashtri. Il cherche les chroniques du premier siècle du Califat, et croit les Chroniques de l’Ombre conservées au monastère. Le livre parlerait d’Artaxoës, maître des stèles et sorcier d’Outremonde. Il n’ose pas y aller : les bandits de l’Udgru coupent la route, et l’on murmure que le Chevalier noir veut le livre. Il ne paraît plus ensuite.

Borgvesh. Prêtre ataphade de l’Œil élémentaire ancestral de l’air. C’est lui qui a interrogé le cadavre d’Ezzin. Aux échelons 2 et 4, il est déjà reparti pour une mission que Soraya ignore. À partir de l’échelon 6, il est au dolmen. Les créatures qui les accompagnent changent avec l’échelon.

Tayeb. Moine bossu, à la porte. Il fait entrer le groupe sur l’ordre de Sayed. C’est lui qui a ramené le corps d’Ezzin à l’aube. Il sonne les cloches. Le lendemain du carnage, le fantôme le tue dans la mansarde, transpercé par la paterne.

Horacio. Moine de Zuoken. Il était au fouet. C’est lui qui a examiné Ezzin et conclu au suicide, très vite, devant Lyad seul. Au carnage, il accuse les personnages et les renvoie coucher. Après Tayeb, il a peur. S’il n’est pas gardé, il meurt le lendemain, le chiffre 1 sur le mur.

Rahid. Jeune moine de Xan Yaë, ami d’Ezzin. La veille, il l’a vu partir excité vers le dalaï-zuo, et revenir abattu. Le lendemain de la mort, Lyad le punit de trois mois de silence. Il ne parle pas. Il laisse un billet : les écuries, le lendemain, un quart d’heure avant les rituels. Dans le caveau de Zuoken, une planche sur un cercueil récent dit : « Repose en paix Ezzin mon ami ».

Mahoud. Moine de Xan Yaë, amateur d’herbes. Il a vu, près des vieilles grottes, des petits démons à peau rouge et aux yeux luisants. Il a fumé. Ce qu’il a vu, ce sont des ouvriers formiens.

Gorkarran. Dernier Baklarran de l’avant-poste, guerrier nain, le symbole d’Al’Akbar au cou. Aux échelons 2 et 4, il est enchaîné près de l’entrée. Au-dessus, il est dominé et combat avec les formiens. Délivré, il raconte l’attaque, reste évasif sur son peuple, parle des duergars sous Ekbir, et part prévenir les siens. Le module ne dit pas en quoi consistera sa reconnaissance.

Swanaël. Maître bibliothécaire, prêtre de Xan Yaë. Il a la troisième clé de la bibliothèque secrète, avec Sayed et Lyad. Il découvre le vol des Chroniques de l’Ombre l’après-midi qui suit le second meurtre, sauf si les personnages ont pris le livre avant.

Résumé détaillé

Origines du mal et prélude

Le monastère sert Zuoken et Xan Yaë, par le silence, l’Edel et le Da’shon. Les Chroniques de l’Ombre y sont gardées. Elles racontent, en ancien baklunite, la fuite des mages corrompus vers les Ataphades, Artaxoës, le Refuge, et cette phrase : « Que la rose montre la voie ! Que les étoiles montrent le moment ! Que les larmes sincères ouvrent la porte ! » Elle n’ouvre rien dans cette aventure. Le seigneur de Kazurka envoie Soraya prendre le livre. Le Chevalier noir fait barrer la route. À part, et sans lien avec ce vol, des formiens venus des Yatils ont pris, il y a quelques mois, un avant-poste de nains baklarrans. Al’Akbar les avait sauvés de la Dévastation. Ils vivent sous le Califat et guerroyent contre les duergars.

Il y a quarante jours, Gebril est passé. Il y a treize jours, Soraya arrive et se voit refuser l’asile. Le lendemain, sous les traits de Zuoken, elle ordonne à Ezzin de tailler l’effigie. Il court l’annoncer. Sayed est absent. Lyad, jaloux, le tance. Le contexte dit qu’Ezzin sculpte plusieurs jours, puis meurt sous le fouet, une nuit d’orage. Feldon, de garde, dit qu’il est rentré surexcité et qu’il s’est tué la même nuit. L’annexe date la mort sept jours avant l’arrivée. Feldon dit environ huit jours. Le module ne tranche pas. Tayeb ramène le corps. Horacio conclut au suicide. Ezzin, mort dans la haine, revient. Soraya apprend la vérité et fait chanter Lyad.

Arrivée et premier contact

C’est la fin de l’automne. Selon l’organisation, on demande le livre, des nouvelles des bandits, ou des nouvelles de Soraya, que les Gardiens des Pinacles nomment déjà. Alim confirme le livre, le plateau, les deux clergés, et la peur des bandits. Sur la route, les créatures de l’embuscade changent avec l’échelon : hobgobelins, gobelours, ogres, un ogre mage, des géants, un garou sanglier. La tactique parle aussi d’un échelon 16, que ni la couverture ni les tableaux ne donnent. Le module ne tranche pas. Prises vivantes, elles disent obéir au Chevalier noir, et n’en savent pas plus.

Le soir, Tayeb ouvre. La moitié des moines a fait vœu de silence. On peut manger au réfectoire. Dans la nuit, le fantôme égorge des poules et des cochons, et écrit « 3 » avec leur sang. Ce n’est pas un mot de passe. C’est le nombre de ceux qu’il va tuer. Horacio accuse les étrangers. Au matin, Khadoum, que le module ne détaille pas, mène à Sayed après l’Éveil. Lyad est là, impassible. Sayed demande qu’on cherche la cause du carnage, et qu’on en rende compte à Lyad. Les chevaux ont eu froid. Matis, soigneur de Zuoken, n’a vu aucune trace. Les bêtes ont été déchiquetées avec rage.

Les vieilles grottes

Lyad, s’il entend parler des petits démons, pousse à vérifier. À l’esplanade, des ouvriers rougeâtres, mi-fourmis, mi-centaures, creusent et patrouillent. Soldats, armadons et un contremaître s’ajoutent selon l’échelon. Ils attaquent jusqu’à la mort, de tous les côtés, et savent tous dès que l’un d’eux a vu l’intrus. Gorkarran est là. Le délivrer explique l’avant-poste. L’exploration du reste n’existe que dans l’extension. Sinon, les tunnels sont vides de monstres et de trésor. La nuit qui suit est calme si l’on rentre. Matis soigne, contre un don.

Cette piste ne mène pas au fantôme. Le lendemain, les cloches ne sonnent pas. Tayeb est mort sous le clocher, le chiffre « 2 » au mur, un martinet sous la paillasse, des coups de fouet plus anciens que la mort. Horacio file chez Lyad, effrayé. Sayed charge les personnages du crime. Minéas, trop tôt, parle de deux bibliothèques, puis du suicide d’Ezzin, huit jours plus tôt, et s’enfuit. Si l’on garde Horacio cette nuit-là, le fantôme vient. Sinon, Horacio meurt au matin, le chiffre « 1 » sur le mur. L’après-midi, Swanaël crie au vol.

Le monastère de la Dévotion silencieuse

Il n’y a pas de mot de passe. Les chiffres 3, 2 et 1 ne font qu’annoncer les morts. Ils n’ouvrent rien. L’effet décisif est d’apaiser Ezzin. Il se repose s’il tue Horacio et Lyad. Il se repose aussi si Soraya, vivante, avoue devant lui s’être fait passer pour Zuoken. Sinon il hante le monastère, même détruit, même si l’on a emmené ses cibles au loin. Arriver au dolmen après le rendez-vous laisse partir le livre, et le module dit que la réussite devient alors hors d’atteinte.

Dénouement

Sayed veut que le monastère retrouve son calme. Il laisse lire les Chroniques, si le livre est encore là. Le remettre est une autre affaire. La diplomatie peut l’emporter, aidée par un don, et davantage si Ezzin repose en paix sans que Lyad soit mort, davantage encore si Horacio vit aussi. L’intimidation peut forcer la remise, surtout pour le Zashassar ou la Garde sacrée. Le module déconseille ce ton au Mouqollad. Un membre de la Cour des Miracles ne peut intimider qu’en son nom. Entre rivaux, le meilleur jet l’emporte. Il est trop tard pour voler le livre. La manière forte n’est pas une issue que le module accepte.

Le retour se fait sans incident. La neige commence. Si Gorkarran a été délivré, sa reconnaissance reste pour plus tard. Le module ne dit pas ce qu’elle sera. Si Ezzin n’est pas apaisé, il hante les lieux pour toujours, et les personnages n’ont pas mené cette part à son terme.