EKB3-03
Consumé par son Amour
EKB3-03. Aventure régionale Living Greyhawk en deux rounds, pour Ekbir, pour trois à six aventuriers. Les rencontres sont écrites pour les échelons 2, 4 et 6. Deuxième volet de la campagne Arcanes d’un autre temps (L’Héritage d’Artaxoës), après Un parfum de rose. On peut jouer l’un après l’autre, dans un sens ou dans l’autre, ou chacun à part.
Sommaire
Auteurs
David Concher. La version d’origine est le scénario régional EKB 3-03, Consumé par son amour, en deux rounds. La couverture crédite la coordination et la relecture à Gaël Richard, et le circle edit à David Christ.
Notice
La grande compétition de Kura du festival de Froidenoce approche et la ville d’Ekbir est en pleine ébullition. Une foule imposante se presse dans la ville d’Ekbir ainsi qu’aux alentours et avec elle tous les problèmes que cela engendre. Pourtant nul ne s’attend à ce qu’un marchand très en vue soit la victime d’une créature infernale s’enfuyant au-dessus de la ville après son forfait. La victime laisse derrière lui une veuve apeurée, son affaire et un grand mystère… Deuxième épisode de la campagne L’Héritage d’Artaxoës.
Lieux
L’aventure s’ouvre aux portes d’Ekbir, au festival de Froidenoce. La soirée du meurtre est le jour d’Isturia, consacré à Istus.
- Les caravansérails, puis le Maïdan d’Al’Akbar, aménagé pour le Kura.
- La taverne du Croissant maure.
- La maison de Hasor Kunrummi.
- L’étude de Tarek Yundilla, dans le quartier du marché.
- L’échoppe du tailleur Hanni Joturel, au bazar.
- La maison de Hakim, dans le quartier de l’arsenal.
- La bibliothèque du collège du Zashassar.
- Un relais, sur la route du nord, après le Diyarkadir, dans le Dezbat.
- Le haras de Hasor, à une lieue du hameau de Zoatir.
- Nmeeh n Prah, nécropole du Dezbat, à une journée du haras.
- La route de Kofeh, pour la fuite.
PNJ principaux
Hakim el Fernel. Jeune magicien, transmutateur. Il a rencontré Feitna au grand souk. L’idylle a duré des semaines, deux rendez-vous par semaine, souvent dans l’échoppe du tailleur. Une grossesse a tout précipité. Feitna l’a repoussé. Par une correspondance avec un confrère, il a cru trouver le moyen de faire disparaître Hasor sous le sceau du mysticisme. Il se fait passer pour un éfrit : modification d’apparence, maquillage, comédie, et il s’immole sous la protection de la magie. Il a fait envoyer à Hasor un très vieil alcool. Le lendemain, sous cette apparence, il endort Hasor, le tue par des mains brûlantes, et fuit par les toits. Son perroquet, familier, avait été offert à Feitna. Elle l’a chassé après la dispute. Hakim s’en sert pour espionner, puis pour attirer les personnages à Nmeeh n Prah, où il a lu que rôdent des chiens de Yeth et des morts. Il a arraché à la bibliothèque du collège les pages qui en parlent. La nuit suivante, il invoque des créatures de feu contre les enquêteurs. Plus loin, il paie des brigands et se fait passer pour Tarek auprès d’eux. Sur la route de Kofeh, le perroquet veille à un kilomètre. Il ne combat pas jusqu’à la mort. Trop blessé, il se rend. Invisible, il peut fuir. Pris vivant et remis aux autorités, la justice le juge et l’envoie en prison pour le reste de ses jours. Le module ajoute : « Enfin normalement… » Son chariot contient son journal, des lettres de Feitna, et une lettre signée « V », sans effet sur cette aventure. Le prologue montre une main, que le texte ne nomme pas, dont la plume se brise sur la lettre V.
Feitna. Épouse de Hasor depuis près d’un an. Habile à la broderie. Elle aime les fleurs, et en ramenait du marché, surtout depuis quelques semaines. Elle avait une sincère tendresse pour son mari, et ne voulait pas l’abandonner. Elle a jeté par la fenêtre un bracelet offert par Hakim, et libéré le perroquet. Le soir du crime, un sommeil magique la cloue. Elle repousse les soins : elle veut cacher la grossesse. Ensuite elle s’isole. Ses proches la protègent des visites. Le lendemain, on l’emmène au haras. Sous le kiosque, elle a repris ses esprits. La mort de Hasor arrange l’enfant à naître, et cette pensée lui lève le cœur. Elle ne peut pas imaginer que Hakim en soit la cause, mais elle doute de la créature de feu. Elle ne parle pas des affaires de son mari. Elle se souvient de l’amphore livrée la veille, et du digestif que Hasor prenait dans son étude. Si on la confond sur la grossesse, elle avoue l’idylle et les rendez-vous chez Hanni. Elle exige la discrétion. Si les personnages se taisent, l’enfant devient l’héritier Kunrummi, elle garde sa place, et elle les paie en bijoux. Elle peut aussi leur ouvrir l’achat d’un coursier baklunien élevé par la maison. Si l’adultère est dit à la famille ou aux autorités, elle est rejetée avec l’enfant, et reléguée à Zoatir, avec de quoi subsister, contre son silence.
Tersek Betoun. Agent du Mouqollad. Il ne cache pas le consortium si on le lui demande. Négociant en tapisserie, il achetait parfois les pièces de Feitna. Il était en affaires avec Hasor. Il est sûr que les personnages ont vu des détails, et qu’Istus les a placés là. Il les paie pour trouver qui, ou quoi, a tué Hasor, avant les enquêteurs de la garde, ou même à leur détriment. S’ils devancent la garde, il verse le prix convenu. Il dira ensuite l’adultère aux frères, pour garder de bonnes relations avec la maison et éviter que les autorités n’entrent trop dans leurs affaires.
PNJ secondaires
Hasor Kunrummi. Marchand de chevaux, membre d’un conseil influent du Mouqollad. Pieux, fervent d’Istus, souvent aux offrandes. Il adorait sa femme. Il désirait un héritier, et n’en avait pas : le don lui manquait, à lui. Par dépit, il a chassé des gamins qui jouaient près de son échoppe. Son pur-sang a gagné un trophée à la foire aux chevaux, deux ans plus tôt. Il était dur avec son apprenti, mais juste. Il a changé de fournisseurs. Une dispute, il y a près de deux semaines, venait d’un client dont le cheval était tombé malade. Il s’était proposé de le remplacer. Il a raflé un étalon à Tarek, plusieurs semaines plus tôt. Le soir du crime, il boit dans son bureau. Son corps est brûlé, le visage comme fondu. La maison sera mise en vente.
La famille Kunrummi. Parmi les meilleurs éleveurs d’Ekbir. Courses et jeux de Kura. Très implantée dans la région de Fashtri. Le chef s’appelle Allambra Kunrummi. Il n’apparaît pas. Le lendemain du meurtre, deux hommes arrivent avec leurs femmes et prennent les affaires en main. Le texte les appelle tantôt les frères de Feitna, tantôt les frères de Hasor. L’épilogue parle des beaux-frères et des belles-sœurs de Feitna. L’une d’elles, Zoleiya Kunrummi, est très acariâtre. Elles flairent quelque chose, emmènent Feitna au haras, et organisent les funérailles pour la semaine suivante. Si on leur dit l’adultère, elles chassent Feitna. Elles paient les personnages pour le criminel, et davantage s’ils ont parlé de la faute. Les montants, selon l’échelon, restent dans le PDF.
Tarek Yundilla. Concurrent de Hasor, la quarantaine, tempes grises, regard franc, parole tranchante. Il se gratte le bouc quand il réfléchit. Son équipe de Kura est parmi les favorites. Il reçoit dans son étude si la demande est élégante, et à condition qu’on ne le traite pas en suspect. L’étalon perdu est pour lui une vieille affaire, oubliée. Il sait que Feitna s’est retirée au haras, et où il se trouve. Il nie le crime, et paraît attristé. Son alibi : il était reçu par le premier ministre Haoktyar, ce qu’un fonctionnaire peut confirmer. Haoktyar n’apparaît pas. La carte de l’amphore, signée « T. », est un leurre de Hakim.
Habkel. Assistant de Tarek. Petit, un peu rond. Il ouvre la porte et conduit à l’antichambre. L’homme grand que Tarek raccompagne n’est pas nommé.
Foltaoud. Montreur d’animaux, honnête animateur de foire. Il y a quelques semaines, des chasseurs lui ont vendu des bêtes sanguinaires prises dans une vallée des Yatils. La cohue les affole. La bâche se déchire, une cage casse. Il tombe, saisit un filet, et crie qu’on les prenne vivantes. Il paie chaque capture, doit s’expliquer avec les gardes, et invite à la taverne, puis aux représentations. Ses compagnons sont Golesh le boxeur, Orlesh du petit théâtre d’ombre, et Kalia la danseuse. Ils viennent pour la fête. Si les personnages ont du mal, ils viennent à la rescousse.
Jib. Portier de Hasor, vingt-cinq ans. Il boite depuis un accident de cheval au haras, et a été placé ici pour servir. Il a entendu les cris, est monté, et a vu une créature discrète et enflammée traverser la rue d’un bond. Il a noté les absences de Hasor, et que Feitna sortait davantage.
Balek et Yesmin. Majordome et sa femme. Ils font effacer les traces de l’incendie. Braves, peu futés. Yesmin a porté deux fois des herbes à Feitna, cette semaine, pour des nausées. Elle met cela sur le miel et les absences du mari. Balek a reçu l’amphore. La carte disait : « Encore un bien joli coup, comme cet étalon, vous avez été le plus rapide. T. » Il avoue l’avoir lue si on insiste.
Talia. Bonne. Superstitieuse. Elle a vu la créature en portant Feitna hors de la chambre. Endormie, lourde. La créature, sur le balcon, derrière les grilles : flammes, grande, robuste, larges crocs, deux cornes, puis des ailes, et un bond jusqu’au toit d’en face. Elle a baissé les yeux sur Feitna. Talia croit à une malédiction, et a peur d’en parler. Sur la maladie, elle dit que sa maîtresse mangeait peu et ne gardait pas les aliments.
L’apprenti. Le module ne le nomme pas. Au second étage, il étouffe le feu avec des étoffes et des tapis. Un homme, non nommé, retient Feitna en larmes devant le bureau.
Amid. Voisin, brocanteur. Il maudissait Hasor à cause des tapis que l’on battait dans l’arrière-cour, et de la poussière chez lui. Il met la main sur des raretés. Il n’est pas le meurtrier.
Hanni Joturel. Tailleur du bazar. Hakim l’a grassement payé pour se taire. Pressé, il avoue ne pas connaître le nom, mais savoir que l’homme loge dans le quartier de l’arsenal.
Kesim. Tenancier du relais, avec sa femme, que le module ne nomme pas. Il voit passer les voyageurs du nord et les denrées vers le Dezbat. Il parle de brigands, et de détachements qui campent dans la lande. Au retour, s’il y a eu sympathie, il se souvient d’un groupe passé peu après le départ des personnages, qui a demandé leur destination : les ruffians, et un homme moins canaille, plus lettré, qui est Hakim.
Le chef des ruffians. Le module ne le nomme pas. Rôdeur. Il a choisi le gué, dans un vallon boisé. Ses hommes tirent d’abord sur ceux qui portent peu d’armure. S’ils perdent l’avantage, ils fuient vers une rivière étroite, sur un tronc, et brûlent ce tronc avec un feu grégeois. Un homme capturé sait peu de chose, sinon que c’est bien payé. Le chef, s’il parle, décrit un homme qui ressemble à Tarek. C’est encore Hakim. Le nombre et l’espèce des hommes changent avec l’échelon.
Les deux enquêteurs. Le module ne les nomme pas. Ils rendent compte directement à Fesser Al Dawïnn, inquisiteur du Zashassar, qui n’apparaît pas en scène, à cause de la nature du crime. Ils soupçonnent un rival, à cause de l’élection prochaine au conseil du Mouqollad. Ils peuvent croiser les personnages, se laisser filer, et, en cas de grave difficulté à la nécropole ou sur la route de Kofeh, prêter main-forte. Ils confisquent alors les biens des morts, ou le livre de sorts de Hakim.
Les chiens de Yeth. Le module ne les nomme pas. Ils logent dans la crypte du grand tombeau. De nuit, ils utilisent la brume et prennent à revers. S’ils sont plusieurs, l’un aboie pour faire fuir. De jour, ils restent dans l’antre et chargent dans l’escalier. Leur nombre change avec l’échelon. Des pièces antiques sont dans la tanière. Les montants restent dans le PDF.
Barloes Arkadan. Défunt de la salle principale, avec ses deux épouses. Leurs esprits n’ont pas rejoint les morts. Les créatures qui se lèvent changent avec l’échelon. Dans leur salle, elles sont comme sous une profanation. La famille Arkadan était noble dans l’empire baklunien. Le module ne dit pas autre chose d’eux.
Résumé détaillé
Origines du mal et prélude
Nmeeh n Prah garde la mémoire d’un mal plus ancien que le meurtre. Les fresques du grand tombeau montrent la Dévastation invoquée, Tovag Baragu, la Pluie de feu incolore, puis des rescapés autour d’Artaxoës, au bord de la mer, dans le Dezbat. Leurs descendants bâtissent des villes, perdent des batailles, et le général ennemi se nomme Rostam Ashir, ancêtre de la maison qui régnait sur le Dezbat. Nérim Ashir est mort. Urik appartient à une branche qui ne descend pas de Rostam. Les légendes font d’Artaxoës un prêtre-mage des derniers temps de l’empire, peut-être l’un de ceux de la Pluie de feu, puis un sorcier qui a ravagé le Dezbat avant d’être vaincu par les Ashir. On s’en servait comme d’un croque-mitaine. Une chanson de geste met contre lui le héros Iskankiar. Il commandait aux éléments. On l’appelait le maître des stèles, le sorcier d’Outremonde, le seigneur obscur des éléments. Les éfrits, eux, sont des esprits du feu, ennemis des djinns, souvent liés par les mages baklunis avant le cataclysme. Un mage du Dezbat, « le Poing de l’Efrit », n’a plus pour trace que ces cryptes. Le module ne dit pas que cet esprit est le meurtrier.
Depuis des semaines, Hakim et Feitna se retrouvent. La grossesse éclate en dispute. Elle le quitte, jette le bracelet, chasse le perroquet. Il écrit à un confrère, reçoit l’idée du déguisement, et envoie l’alcool. Le prologue montre la plume qui se brise sur un V. La nuit où les personnages rentrent de la taverne, il entre chez Hasor sous l’apparence d’un éfrit, le tue, et fuit par les toits.
Arrivée et premier contact
La file aux portes est une cohue. La douane exige la déclaration de ce qui est interdit. Dans la queue, le chariot de Foltaoud. Un craquement, une cage brisée, des bœufs qui n’épargnent plus la foule. Les bêtes changent avec l’échelon : deux belettes sanguinaires au plus bas, dont une déjà blessée, puis deux loups, puis quatre. Après cinq rounds, elles ont la place de fuir dans la plaine. Les gardes voient d’un bon œil qu’on intervienne. La voie se dégage. En ville, le Maïdan est prêt pour le Kura. Trouver un lit demande de la chance, ou une faveur d’habitant. On laisse aux personnages une journée pour la foire, une connaissance, ou des emplettes.
Le soir d’Isturia, au Croissant maure, ils ont trop mangé. En rentrant, une boule de feu passe d’un toit à l’autre, à près de cent pas, avec des cris. C’est une forme humanoïde, robuste, baignée de flammes. La ressemblance avec un éfrit est le leurre que le module veut installer d’abord. La maison de Hasor brûle au second étage. Après dix rounds, certains indices ont disparu. Avant le cinquième, on voit que le feu est né là où gît Hasor. Sur le balcon, de la suie en forme de pas, du sable fin, et une patte de grillon brisée : composantes du sommeil et du saut. Trois auras résiduelles restent quelques minutes. Le perroquet n’est pas mort : la chaînette est ouverte. Poursuivre la flamme mène, au bout de trois cents mètres, à une fontaine, où trempe un morceau de tissu huilé, puis au quartier du port de pêche, et la piste se perd. La garde interroge, n’aime pas qu’on parle de créatures magiques, et demande le silence. À la sortie du poste, un message de Tersek Betoun convie à une collation, le lendemain, à la même taverne.
La route du haras
Betoun lance l’enquête. Deux gardes travaillent en parallèle, pour Fesser Al Dawïnn. Les rumeurs désignent Tarek, la dispute du cheval malade, Amid, l’apprenti, ou un esprit vengeur. Les lectures sur les éfrits mènent au Poing de l’Efrit et à Nmeeh n Prah, et l’on peut remarquer que des pages manquent au collège. Tarek reçoit, nie, et n’a pas l’air de vouloir du mal aux Kunrummi. Le soir d’Akbaris, Hakim, sous sa forme d’éfrit, invoque le feu dans le logis des personnages. Au plus bas échelon, ce sont de petits élémentaires. Au-dessus, une salamandre, puis deux. L’incendie se propage. S’ils gagnent, l’éfrit grogne et s’envole. Du tissu à demi brûlé, enduit de pois, reste sur un toit ou dans une allée. Le propriétaire exige la facture. Les créatures disparaissent en mourant, et les personnages restent responsables des dégâts.
Feitna est déjà au haras. La route passe le Diyarkadir, le relais de Kesim, puis le Dezbat, où campent des troupes. Au gué, dans un vallon boueux, les ruffians tirent. Leur nombre change avec l’échelon. S’ils fuient, ils brûlent le tronc sur la rivière. Leur chef, s’il parle, décrit un homme qui a le visage de Tarek. Au haras, les belles-sœurs barrent l’accès. Sous le kiosque, Feitna parle peu, sauf si on la confond. Après elle, le perroquet se montre, bague à la patte, hors de portée. Devant une torche, il crie : « Coccooo ! feu… aaarrrr au secours aaarrr ….Nmeeh n Prah… aaarrrrr », puis s’envole. Une poigne électrique punit qui veut l’agripper. Les gens de Zoatir disent que ce sont d’anciens tombeaux, au sud d’un cirque, à une journée, et qu’il vaut mieux les éviter.
Nmeeh n Prah
La brume glace le sang. Nul oiseau. Les chiens de Yeth hurlent dès qu’ils voient les intrus. De nuit, ils tournent derrière le mausolée. De jour, ils attendent dans l’escalier de la crypte.
- Les fresques. Huilées pour durer. Elles se lisent dans l’ordre du temps : la Dévastation, Tovag Baragu, la Pluie de feu incolore, Artaxoës et les rescapés dans le Dezbat, les villes, les défaites, Rostam Ashir.
- L’alcôve d’Istus. Un autel, et trois statuettes : la jeune bergère, la femme noble, la vieille.
- Le bénitier de Geshtaï. Une aura puissante d’invocation et de transmutation. L’inscription, en ancien baklunite : « Pleure les souffrances du peuple baklunien, pleure le glorieux empire perdu, pleure les vies brisées ! » La prière, elle aussi en ancien baklunite, dite en pleurant devant le bassin : « Nous pleurons Ô déesse ceux qui ne s’abreuvent plus à tes sources ! » Les larmes brillent. Un peu d’eau naît, puis se fige en une perle blanche, en forme de larme, à faible aura d’invocation. Elle n’a aucun pouvoir dans ce scénario. Le module la réserve à une aventure ultérieure.
- La crypte des Arkadan. Trois blocs scellés. Le milieu est griffé par les chiens, en bas. Il faut les faire tomber. La poussière emplit la salle deux rounds. Les morts sortent des sarcophages. Ils changent avec l’échelon : blême et goule au plus bas, momie et blêmes ensuite, âme-en-peine et blêmes au plus haut. Barloes Arkadan et ses deux épouses sont les gisants de la salle principale. Sur eux, un anneau, et, au plus haut échelon, une chemise de mailles. Les prix restent dans le PDF. Aucune trace récente ne montre qu’un vivant soit venu avant les personnages. Le perroquet les a menés dans un piège.
Dénouement
Le retour vers Ekbir se fait sans encombre, hormis les patrouilles du Dezbat si le meneur les veut. Hakim a déjà plié bagage. Hanni désigne le quartier de l’arsenal. La maison est close d’un verrou magique. Les voisins disent qu’il est parti depuis une heure, carriole chargée, vers l’est et une famille. La Cour des Miracles ou les portes donnent la vraie direction : Kofeh, avec deux heures d’avance. On le rattrape avant la nuit à pied forcé, ou dans l’après-midi à cheval. Le perroquet le prévient. Il quitte la route pour un sentier. S’il est rejoint, il cache or et joyaux, et tente de faire fuir. Son compagnon change avec l’échelon : molosse satanique, puis loup sanguinaire, puis lion sanguinaire. Il ne se bat pas à mort. Le chariot garde le journal, les lettres de Feitna, et la lettre signée V.
Ce qu’ils rapportent change la fin. À Feitna seule, et s’ils se taisent, elle paie en bijoux, garde l’enfant dans la maison, et peut leur vendre un coursier. On mettra alors le crime sur des rivalités commerciales. À Betoun, ils touchent le prix convenu, et le Mouqollad dit l’adultère aux frères. À la famille, ils sont payés pour le criminel, et encore s’ils ont parlé de la faute. Feitna est chassée à Zoatir. Aux autorités, aucune prime pour l’adultère, et la famille l’apprend. S’ils parlent des larmes de Geshtaï, un émissaire du Zashassar offre de les acheter, avec une faveur pour qui accepte. Ils peuvent refuser. Hakim vivant est jugé et emprisonné à vie, « normalement ». La maison de Hasor est vendue. Le soir, on les invite au match de Kura, Kunrummi contre Yundilla. Les équipes restent égales jusqu’à la dernière minute. Le module ne dit pas qui l’emporte.