EKB5-02

Le Chant du Tocsin

EKB5-02. Aventure régionale Living Greyhawk en deux rounds, pour Ekbir. La couverture imprime « EKB 5-02 » et « Le Chant du tocsin ». Elle la donne pour la suite de Dans l’ombre de la haine, pour les échelons 4 à 12. Les notes du combat final et le tableau de trésor de cette rencontre mentionnent aussi l’échelon 2. Le module ne tranche pas.

Sommaire

Auteurs

David Concher. La version d’origine est le scénario régional EKB 5-02, Le Chant du tocsin. La couverture crédite le triad edit à Gaël Richard, et le circle edit à Tim Sech.

Notice

Une plume, un songe, une mémoire brisée, et bientôt sonnera le glas…Cette aventure est la suite du scénario EKB 5-01 Dans l'ombre de la haine. Un scénario pour les APLs 4-12.

Lieux

L’aventure commence à Ekbir, pour le Regain. Qui a joué le module précédent y est déjà depuis deux jours. Les autres arrivent par la route de Kofeh. Le texte dit quelques jours avant le festival, puis une semaine. Le module ne tranche pas.

On rentre à Ekbir pour le Trophée des Champions. Dix ans plus tôt, Vaissim est parti du Dezbat vers les Ataphades. L’aventure n’y emmène pas. Le gué au sud de Bandar-Zyarat appartient au module précédent. Vissem a erré jusqu’au château des Hautes-Eaux. On n’y va pas.

PNJ principaux

Hakim Ibn Sahiel. Magicien. Son familier est un ara rouge et bleu. Il a tué Hasor, a voulu se venger de Vaissim, et a été vampirisé. Son message arrive par l’oiseau, puis le lien se brise. Sous les ordres de son nouveau maître, il prend la forme d’un loup aux yeux rouges, peut dominer celui qui monte la garde, et frappe au château pour faire des prisonniers. Il change avec l’échelon.

Vaissim Raminand. Prêtre, érudit, seigneur de l’iqta, jumeau de Vissem. Il a usurpé le nom de son frère. Il se dit en chasse du mal de la mine, offre un banquet, fait sonner le tocsin chaque heure, et part « secourir » l’inquisiteur. Il ne se reflète pas. Dans la mine, il se nomme. Dans la cour, il veut tuer son jumeau avant l’aube. Ses sorts et sa suite changent avec l’échelon. S’il fuit, une pierre noire, dans le temple de Vecna, montre un œil à la pupille reptilienne, puis se fend : le seigneur d’Atios a vu.

Vissem Raminand. Le vrai jumeau. Amnésique depuis le coup qu’il a reçu à la tête. Un sort de guérison lui rend la mémoire. Il est le prêtre contemplatif du château des Hautes-Eaux, celui qui avait fait vœu de silence. Jasluan l’a reconnu dans les souks d’Ekbir, il y a une semaine, et l’a ramené. Son chat-empereur revient avec lui. Il envoie les personnages à la mine et se recueille à la chapelle. Il ne combat pas les gardiens des cryptes.

Jasluan Khajahal. Faris de l’ordre du Calice, ancien ami de Vaissim. Il a refusé la traversée, dix ans plus tôt, puis n’a retiré du navire en flammes que des corps calcinés. Dans la cour, son aura bénite est le seul rempart devant Vissem. S’il est convaincu, c’est lui qui enfonce le pieu. Sinon, il ne donne pas le coup de grâce, et l’alignement de Vaissim passe de loyal mauvais à chaotique mauvais. Le module ne tranche pas ce choix. À la fin, il songe sur un rempart d’Ekbir.

PNJ secondaires

Feitna Kunrummi. Veuve de Hasor. Elle ne paraît que si l’on n’a pas joué Dans l’ombre de la haine. L’ara lui apporte le message, et elle implore qu’on l’aide. La lettre jointe lui demande pardon. Sariel, leur enfant, n’apparaît pas. Hakim demande qu’on les laisse hors de cela.

Fesser Al Dawïnn. Inquisiteur du Zashassar, kébir de la Foi exaltée. Il est arrivé à Saliata trois jours plus tôt, pour des marchands disparus et la mine fermée. Il dit seulement : « Votre foi peut vous aider, ayez la foi. » Il laisse un miroir d’argent : « Un miroir ne reflète-t-il pas l’âme ? » Pendant le banquet, il part à la mine. On le retrouve inerte, la marque du baiser au cou. Son sac contient le matériel du chasseur de vampires, et des notes sur leurs faiblesses.

Monila. Mère des jumeaux. Elle a vu l’affrontement de ses fils et a perdu la raison. Elle taille des rosiers et répète : « Je regagne et perds la chair de ma chair encore et encore. »

Selim. Capitaine de la garde. Il y a huit ou neuf mois, six de ses hommes d’élite sont morts en voulant protéger leur seigneur. Ce sont les fantômes. Il se tient auprès de Vissem dans la cour.

Eliana et Iselda. Les deux fiancées de Vaissim. Eliana est la sœur de Corriandre. Le village dit qu’une bête l’a mordue et qu’elle a disparu une nuit de lune. Vaissim dit avoir recueilli une fille maltraitée, en fuite, et parler de noces. Dans la mine et dans la cour, toutes deux sont des vampires. Elles changent avec l’échelon.

Tarek Yundilla. Le vrai, dans une cellule des cryptes. Les fiancées le vident de son sang. Il lui reste un jour quand on arrive à l’iqta. Si l’on tarde, on ne trouve qu’un rejeton de plus. Sauvé, il écrit une lettre de change pour la selle commandée aux Kel’igan, afin qu’elle soit remise au cavalier de Mélopée d’Issar, si l’on a son sceau depuis le module précédent.

Les gens de Saliata. Aberlo, médecin, a soigné Eliana avant qu’elle ne disparaisse. Anton, prêtre d’Al’Akbar, est fou : Vaissim a rongé son esprit, et il serre son symbole jusqu’au sang. Sianon, ancien chef d’équipe, raconte la mine vidée depuis un an, les bruits, et une jambe à demi dévorée. Corriandre ne sort plus : son père, qui tient la taverne, le lui interdit. Salin, chasseur, a vu l’énorme loup au regard de braise près de la mine. Horace, croque-mort, a entendu du bruit après la mise en terre de la fille de Falin. Le cercueil, si on l’ouvre, est vide. Le module ne nomme pas le père de Corriandre, ni Falin autrement que comme père.

Les fantômes. Le module les nomme : Azourma, Balek, Daoud, Farid, Rahid, Said, Yamoun et Talmin. Ils croient les invités responsables de la disparition de leur seigneur. Ils changent en nombre et en force avec l’échelon. Les appeler plus tard leur permet de protéger Vissem, et ils trouvent alors la paix.

Résumé détaillé

Origines du mal et prélude

Il y a dix ans, Vaissim Raminand était un prêtre pieux du Prophète, le plus fidèle ami de Jasluan Khajahal, au grand temple d’Al’Akbar. Clairvoyant, il se persuada que le mal des Ataphades se réveillerait. Avec quatre compagnons, il embarqua du Dezbat. Jasluan refusa, puis, pris de remords, ne retrouva qu’une caravelle en flammes et une voile pourpre. Vaissim, lui, avait été pris. Les sorciers le pressèrent, puis le livrèrent à une créature qui le vampirisa. Des années plus tard, des caisses de terre furent déchargées d’un navire aux voiles pourpres. Il revint au fief, trouva sa sépulture, et prit la place de son jumeau Vissem. Il ne le tua pas : le choc à la tête l’avait rendu amnésique. Il le chassa. Depuis, il espionne pour les îles, et il cherche pour ses maîtres.

Il y a deux ans, il se servit d’Hakim pour faire tuer Hasor Kunrummi, afin que Tarek Yundilla devienne grand maître des haras du Calife. Il fit enlever Tarek par Seriena, qu’il dominait, et mit un doppelganger à sa place. Seriena brisa le charme, s’enfuit, et fut tuée par des vampires qui laissèrent le corps. Le double apprit qu’il fallait trois chevaux pour quitter la cité, trois autres près d’un gué au sud de Bandar-Zyarat, et que trois faris allaient chercher là quelque chose de précieux. C’est l’affaire de Dans l’ombre de la haine. Hakim suivit le pigeon du faux Tarek jusqu’à la tour du château Raminand. Il partit se venger, découvrit que l’homme n’avait plus rien d’humain, et fut vampirisé à son tour. Il envoya quand même son ara.

Arrivée et premier contact

On est Isturia, à l’approche du Regain. Les caravansérails débordent. Le Maïdan a déjà des courses. Le Trophée des Champions sera le clou, et l’on se demande si Mélopée d’Issar aura un rival. Tarek ne pourra ni soutenir son équipe de kura ni présider la course. Une journée est libre : le temple, une armure, une visite. Qui n’est pas présentable peut se voir refuser la porte.

Sur la place du marché, l’ara tourne au-dessus de la tente de Mouqol, lâche le cadavre d’un pigeon, et tend un papier. Il dit « message », puis perd la parole : le lien avec son maître se brise. La lettre d’Hakim nomme l’ennemi. V est pour versatile, et non Vissem. Il désigne pourtant le seigneur félon de l’iqta Raminand, au nord, un traître pour Ekbir. Une seconde lettre, cachetée, est pour Feitna. Qui connaît la noblesse reconnaît en Vissem un prêtre de petite noblesse, à la tête d’un iqta au pied des Yatils. La famille compte beaucoup de prêtres, de paladins et de faris. Jasluan, si on l’a déjà rencontré, dit avoir étudié avec le frère, et n’en dit pas plus. La Foi exaltée sait que l’inquisiteur Fesser Al Dawïnn est déjà parti là-bas.

La route et la mine

Il faut près de quatre jours. Le premier longe l’Udgru, traverse le Darboz et entre dans les Yecha. La nuit suivante, une nuée de chauves-souris fuit la forêt vers le sud-est, puis l’orage, la foudre et la grêle. Le lendemain, la pluie pousse encore. Vers deux ou trois heures, un garde voit deux yeux rouges : Hakim, en loup. Qui cède à la domination le protégera plus tard, sans le savoir encore. L’après-midi, on arrive à Saliata. La mine de cuivre est fermée depuis un an. Des gens ont disparu. On hurle la nuit. Dans trois jours, c’est la pleine lune. L’inquisiteur est passé, puis il est monté au château. Le seigneur aurait demandé l’aide de l’inquisition. Si l’on ne va pas au château, un page, que le module ne nomme pas, vient chercher les visiteurs. Le soir, celui qui se dit Vissem offre le banquet, présente dame Eliana, apprend que Fesser est parti chasser le mal, et fait sonner le tocsin chaque heure. Il refuse l’aide. Il charge Hakim des personnages. Les fantômes des gardes morts frappent dans les chambres. Ils changent avec l’échelon. Puis Hakim frappe à son tour. Il change aussi. Vaincu, ou après avoir fait des prisonniers, il laisse la place au vrai Vissem, qui entre avec Jasluan. Le chat-empereur ronronne à ses jambes.

Vissem ne se souvient de rien, mais le lieu l’attire. S’il apprend l’histoire, il envoie les personnages à la mine : seul l’inquisiteur aurait de quoi détruire le mal. Lui ira prier, Jasluan le couvre. S’il reste des prisonniers, il s’arrête devant le tombeau de Maldinan Raminand, qui n’est pas des siens. La mine est à moins d’une heure. Un loup fiélon gît devant le boyau. Des spirales gravées évoquent Tharizdun. La salle est un entrepôt de contrebandiers. Fesser et son escouade sont morts. Eliana et Iselda se relèvent, les canines rouges. Vaissim sort de l’ombre, l’inquisiteur dans les bras, et lit les pensées. Des chauves-souris couvrent la fuite vers le château. Au retour, des loups et une tempête retardent la marche.

La cour du château

Il n’y a pas de mot de passe. Les huit noms des fantômes, s’ils sont dits, les appellent à protéger Vissem. Ils n’ouvrent aucune porte. L’effet décisif est le temps. L’aube vient au septième round. Des rayons touchent la brume au cinquième. Les vampires fuient en fumée au sixième, s’ils ont été contenus. Sinon, Vaissim tue son jumeau et Jasluan, et s’enfuit.

Dénouement

Après plusieurs jours, tout le monde se retrouve à Ekbir pour le Regain et les paris du Trophée des Champions. Les faveurs ne valent que si celui qui les accorde vit encore. Vissem ouvre la sienne si les vampires sont chassés du château. Tarek, s’il a été sauvé. Les autorités, si on leur remet les notes sur les îles, par le clergé ou par la noblesse. La famille Kel’igan, selon les actes et selon qu’on est déjà dans ses faveurs. Le PDF liste ce que chacune ouvre.

Le module laisse ouverts les points que le meneur doit rapporter : si Hakim a été tué pour de bon, si Tarek a été secouru, ce qu’il est advenu de Vissem, si les notes ont été trouvées, si la lettre est arrivée à temps, quel est l’alignement de Vaissim à la fin, et si des personnages ont été prisonniers des vampires. Il ne tranche pas ces issues à l’avance.