EKB5-01
Dans l'ombre de la haine
EKB5-01. Aventure régionale Living Greyhawk pour Ekbir. La couverture imprime « EKB 5-01 » et « en 1 round ». Le corps du texte dit une aventure régionale en deux rounds. Le module ne tranche pas. Les rencontres sont écrites pour les échelons 2, 4, 6, 8, 10 et 12. Il est recommandé, mais pas indispensable, d’avoir joué Consumé par son amour. L’épilogue annonce le suivant, Le chant du tocsin.
Sommaire
Auteurs
David Concher. La version d’origine est le scénario régional EKB 5-01, Dans l’ombre de la haine. La couverture crédite le triad edit à Gaël Richard, et le circle edit à Tim Sech.
Notice
Le festival du Regain est proche et avec les beaux jours reviennent les compétitions de Kura, de Sibaq al Khaïl et surtout la grande course de chevaux du Trophée des Champions cette année. Mais au-delà des festivités, de bien sombres choses se trament en Ekbir. Des visages comme des noms familiers ressurgissent du passé et c’est une toute autre course que vont devoir effectuer nos héros… Il est recommandé, mais pas indispensable, d’avoir joué l’aventure Consumé par son amour.
Lieux
L’aventure commence sur la route commerciale qui vient de Kofeh, et entre à Ekbir pour le Regain. L’introduction dit une bonne quinzaine. Le paragraphe suivant dit un peu plus d’une semaine. Le module ne tranche pas.
- Les caravansérails, puis le Maïdan Al’Akbar.
- La taverne du Croissant maure, puis la maison de Seriena, de l’autre côté de la rue.
- La demeure de Feitna Kunrummi, dans les beaux quartiers.
- L’office de Tarek Yundilla.
- La Tourbière pourpre, dans le Dezbat, si l’on prend la route directe. L’autre route contourne le Dezbat et longe l’Udgru.
- La vieille ferme, à l’orée de l’Udgru, dans le Darboz, à une journée de la ville d’Issar. Le contexte parle d’un gué au sud de Bandar-Zyarat. Le module ne tranche pas.
On rentre ensuite à Ekbir. Le prologue d’Hakim montre le Mausolée du Grand Prêtre. Le gazetteer décrit le Mausolée d’Al’Akbar. L’aventure n’y emmène pas les personnages.
PNJ principaux
Feitna Kunrummi. Veuve de Hasor, dans les beaux quartiers. Elle reçoit si la diplomatie suffit. Ceux qui ont gardé son secret dans Consumé par son amour entrent tout de suite. Ceux qui l’ont révélé, aux frères ou au Mouqollad, sont éconduits. Elle ne dit rien de l’adultère. Elle n’a pas revu Tarek depuis l’enterrement, et elle le croyait affecté. Selon elle, les deux hommes se respectaient. Elle connaît sa réputation auprès des courtisanes. L’enfant, Sariel, a quelques mois. Il agite une longue plume rouge vif, une plume de l’ara d’Hakim pour qui a joué le module précédent. Elle a baptisé Étoile le poulain de sa jument, au haras, et elle espère la victoire d’Arsenal du Tombeau.
Tarek. Dans l’office, c’est un doppelganger. Il lit les pensées avant l’entrée, joue le dandy, et feint l’oubli dès qu’on parle d’un moment d’avant le remplacement. S’il est confondu, il fuit vers le pigeonnier pour avertir son maître. Il a le sceau de Tarek Yundilla. Son assistant, que le module ne nomme pas, refuse les armes dans l’échoppe. Son maître, Vaissim, ne paraît pas. C’est un prêtre et un érudit, seigneur d’un iqta, d’ascendance noble, ami de jeunesse d’Hakim, passé au culte de Vecna. Il espionne pour les îles du nord.
Ralurin Istavir. Faris de la confrérie des Faris hospitaliers. Il ignore qu’on l’attend. Sans aide, il tombe au cinquième round. S’il vit, son ordre peut ajouter à une arme de quoi frapper les morts-vivants.
Jasluan Khajahal. Faris de l’Ordre du Calice. Il porte l’étui. Sans aide, il tombe au septième round. S’il vit, et si l’on a terrassé au moins un diable, il fait lier Larme d’étoile, le cimeterre des Tours naissantes, au cours d’une cérémonie dans la forteresse de son ordre. Sinon, la lame doit être revendue à l’ordre.
Marouan Klébir. Faris de l’ordre de la Coupe et du Talisman. Sans aide, il tombe au huitième round. S’il vit, son ordre ouvre un fourreau sacré et peut renforcer une armure. Le PDF donne les plafonds.
PNJ secondaires
La blanchisseuse. Le module ne la nomme pas. Elle passe chaque semaine chez Seriena, avec la clé qu’on lui a confiée. Elle trouve le cadavre, là depuis une semaine, et crie dans la rue.
La voisine. Le module ne la nomme pas. À l’aube du dernier matin, elle a vu Seriena descendre d’une calèche à deux chevaux. La portière portait un cimeterre, le blason des Yundilla.
Les assassins. Six tieffelins. Le module ne les nomme pas. Ils viennent d’Atios et sont en poste à Ekbir. Ils savent que Tarek est un espion des Ataphades. Ils ignorent que c’est un doppelganger. Pris, chacun croque une bille de poison qu’il a sous la langue.
L’ara. Familier d’Hakim Ibn Sahiel, qui ne paraît pas. Hakim observe Tarek, a tenté de prévenir les personnages trop tard, et envoie l’oiseau après l’attaque. Même s’ils l’ont combattu dans le module précédent, il veut les aider : il est à présent contre Tarek, et davantage si le secret de la grossesse de Feitna n’a pas été dévoilé. L’ara roule les r. Il dit, si Tarek a pu le faire, que celui-ci a envoyé un pigeon le soir de la visite. Il dit aussi que Tarek ne serait pas maître des haras si Hasor vivait, et qu’il n’est pas venu acheter de tapisserie à Feitna depuis longtemps.
La sorcière. Le module ne la nomme pas. C’est une annis. L’ogresse hirsute qu’on voit sortir de la souche est une illusion. Elle n’attaque pas. Si on l’attaque, elle fuit. Capturée, elle implore et parle. Elle a dévoré l’un des deux enfants. L’autre est bâillonné, suspendu à un crochet.
L’enfant. Le module ne le nomme pas. C’est le fils d’un alchimiste d’Ekbir. Il jouait dans la rue, à la nuit, avec le fils d’une voisine. Il a entendu ses ravisseurs parler infernal. Il n’a rien vu. Il veut rentrer chez son père.
Les éclaireurs. Le module ne les nomme pas. Ils sont deux, avec les chevaux de relais. L’un est dans la grange. L’autre est caché au nord du bois et imite le sifflement d’une pie. Leur but est de sauver les chevaux. Des chevaliers baklunis parmi les personnages peuvent les faire hésiter. La diplomatie peut les convaincre.
Résumé détaillé
Origines du mal et prélude
Il y a à peine un an, selon le contexte, Hakim Ibn Sahiel a entraîné Feitna dans l’adultère, puis assassiné Hasor Kunrummi sur les conseils d’un ami. Cet ami est Vaissim, voué au culte de Vecna. Hasor et Tarek étaient tous deux pressentis pour devenir grand maître des haras du Calife. Vaissim voulait Tarek à ce poste, plus facile à manier. Une rumeur de la ville dit que Hasor a disparu dans l’incendie de sa demeure. Une autre, et les notes remises par certaines organisations, disent que cette mort mystérieuse date de deux ans, ou de plus de deux ans. Le module ne tranche pas.
Hasor mort, Tarek obtint le poste. Vaissim le fit attirer dehors par Seriena, une courtisane qu’il dominait, puis l’enleva et mit un doppelganger à sa place. En voyant Tarek tomber dans l’embuscade, Seriena brisa le charme et s’enfuit. Les tueurs de Vaissim la rattrapèrent. Elle mourut sans avoir rien révélé. Le double apprit ensuite, sous le sceau du secret, qu’il fallait tenir prêts trois chevaux pour quitter la cité au plus vite, et trois autres près d’un gué au sud de Bandar-Zyarat. Trois faris devaient aller chercher là quelque chose de précieux et le ramener à la capitale. Au courant de l’échec récent de la prise de la ville par les Ataphades, Vaissim décida de tendre une embuscade. La lettre trouvée plus tard ne parle pas de ce gué : elle parle de la vieille ferme. Le module ne tranche pas. Hakim, qui a échappé à l’inquisition, revient. Il a sacrifié une vie paisible. L’enfant marche peut-être déjà.
Arrivée et premier contact
On entre à Ekbir pour le Regain et le printemps. Une journée est libre : le temple d’Al’Akbar, une armure, une visite. Le soir, au Croissant maure, on attend Nourah, qui ne paraît pas, et sa danse des sept voiles. Un cri vient de l’autre côté de la rue. La blanchisseuse a trouvé Seriena. Le corps est là depuis une semaine. Les coups au thorax ont tué. Une entaille à la jugulaire a été faite après la mort. Le coffre à bijoux est vide, mais des robes brodées et un petit cadre sont restés. La garde boucle les lieux. L’enquête commence le lendemain. Certaines organisations savent déjà qu’un réseau d’espions ataphades se forme près de cette taverne. Les initiés du Zashassar savent en outre qu’un parchemin scellé, lié au dieu des Ténèbres éternelles, doit y être remis, ou à l’Inquisition, et que personne ne doit le lire.
Le blason mène aux Yundilla, et le nom qui vient le plus vite est celui de Tarek, nouveau maître des haras, très en vue pour le Trophée des Champions. Mélopée d’Issar est son favori. Arsenal du Tombeau est celui des Kunrummi. Feitna a regagné sa demeure en ville après plusieurs mois au haras familial, à la frontière du Dezbat. Les frères de Hasor gèrent les affaires. Chez Tarek, le double cherche à savoir ce qu’on soupçonne. Dans un compartiment du bureau, deux lettres. L’une, au sceau du cabinet du Calife, est signée Haokyar Yundilla. Elle demande trois destriers aux haras pour des faris munis d’une note de sa main, et trois autres, du haras du nord, menés par deux éclaireurs à la vieille ferme. L’autre, signée V., ordonne d’enlever sur l’instant deux enfants non pubères, menés par les siffleurs en Dezbat, dans la Tourbière pourpre, jusqu’à la vieille femme près de la grande souche. Son aide doit ralentir les faris d’une demi-journée ou plus. Qu’on démasque Tarek ou qu’on éveille seulement ses soupçons, on passe à la suite.
La piste et la route
À la sortie de la maison, six assassins prennent les personnages en filature, chacun de son côté. S’ils sont repérés, ils fuient, puis frappent si on les rattrape. Ceux qui ne l’ont pas été suivent jusqu’au logis. La nuit, ils entrent en forme gazeuse là où c’est possible. Ailleurs, ils attendent la sortie. Sauf à l’échelon le plus bas, leurs armes sont empoisonnées. Le poison change avec l’échelon. Un rêve réveille qui dort encore : un homme bakluni saisit une coupe d’or pleine d’eau, y voit son reflet hurler, la lâche, et un ange la renverse sur une île jusqu’à en laver une tache sombre. Ce rêve évite le coup de grâce. Il ne donne aucun mot. Après le combat, l’ara est dans la cour. On ne peut partir vers l’embuscade qu’avec les lettres. Alerter la garde, un ordre de faris ou un temple fait remonter l’affaire vers les proches du premier ministre. On conseille de partir sans attendre la réponse. Elle arrive trop tard pour qu’il envoie de l’aide.
Sur la route du Dezbat, la sorcière a reçu les enfants des tieffelins, dit-elle, pour retarder trois faris. La lettre, elle, parle des siffleurs. Le module ne tranche pas. Elle les a menés dans des tourbières par des illusions. Ils ont mis une bonne demi-journée à sortir. Dans la cabane, un enfant a été dévoré. L’autre peut être laissé dans un village du chemin, et repris au retour. Par l’Udgru, rien n’arrête la marche. À la ferme, les éclaireurs sont déjà là, et les Ataphades aussi. Des yeux magiques tournent hors de portée, à la cime. Des vers géants, sous terre, autour de la clairière, sentent l’approche et avertissent leur maître. Vaissim, par le pigeon ou par ses pouvoirs, a prévenu ses alliés. Les trois faris sont les seuls à ne pas savoir qu’on les attend.
La vieille ferme
Il n’y a pas de mot de passe. L’étui est un cylindre d’ivoire, fermé par un sceau de cire et une rune. Briser ce sceau ne ouvre aucune porte dans cette aventure. Cela permet seulement de lire la page. L’effet décisif est le temps. Les faris arrivent trois heures après les personnages, par l’est, au-delà de l’étang. Sans aide, Ralurin tombe au cinquième round, Jasluan au septième, Marouan au huitième. Au neuvième, un diable trouve l’étui sur Jasluan. Au dixième, il se téléporte si on le laisse faire. Aider les faris enraye cette suite. Si l’on ne vient pas à bout de ses propres ennemis, les diables laissent fuir : ils ne veulent que ce que transportent les faris.
- Les éclaireurs. L’un est avec les chevaux, dans la grange. L’autre guette au nord. Une flèche, puis une conversation de loin, pendant que le second tente de fuir avec les bêtes. La diplomatie peut retourner cela.
- L’assaut. Deux créatures démoniaques prennent les faris en tenailles. D’autres ne bougent que si l’on va vers eux ou si l’on lance un sort offensif à distance. Elles changent avec l’échelon, du lémure et du molosse satanique jusqu’au gélugon. Aucune n’invoque d’autres diables. Elles portent un torque. La marque est celle de Géryon. Le module les dit de la faction restée fidèle à Tharizdun. Les faris, de leur côté, affrontent d’autres diables, qui changent aussi avec l’échelon. On les tient pour saufs si les personnages sont victorieux des leurs.
- L’étui. Jasluan le porte. C’est une page des Lamentations pour Tharizdun disparu. Si tous les faris meurent et qu’un diable s’en empare, il se téléporte aussitôt dans les îles Ataphades. S’ils meurent et que les personnages ont l’étui, une carte et une note du vizir disent qu’ils allaient au Grand Temple, pour le remettre au grand prêtre de la cité. Le sommaire de la rencontre dit la même destination. Le corps du texte, si un faris vit, les mène au Zashassar, chez le maître de l’Inquisition. Le module ne tranche pas.
- La page. La lire vide l’esprit un moment et blesse. Porter l’étui affaiblit, tant qu’on le garde. À l’échelon le plus bas, c’est une gêne aux jets. Au-dessus, c’est un niveau négatif, qui ne fait pas perdre de niveau et que rien n’ôte tant qu’on a l’étui.
Dénouement
Le retour à Ekbir se fait sans encombre. Les faris vivants promettent une récompense à qui vient jusqu’à la capitale, et reprennent la route. Il reste une bonne semaine avant les temps forts du Regain. Le prochain épisode annoncé est Le chant du tocsin. Les faveurs ne valent que si le personnage qui les accorde vit encore. Le Zashassar et le clergé de la Foi exaltée récompensent si l’étui est remis au maître de l’Inquisition. La Cour des Miracles récompense qui a contribué à abattre le doppelganger et les assassins, pour les organisations qu’elle nomme. Le PDF liste les accès, les rangs, et les sorts.
Le module laisse ouverts plusieurs points, que le meneur doit rapporter : si le doppelganger a été capturé ou tué, si le fils de l’alchimiste a été sauvé, ce qu’il est advenu de la sorcière, et quels faris ont survécu. Il ne tranche pas ces issues à l’avance.