EKB6-03

Le Secret du Chevalier noir

EKB6-03. Aventure régionale Living Greyhawk en un round, pour Ekbir, personnages de niveau 1 à 14, échelons 2 à 12. Elle comporte une extension optionnelle. Elle fait suite à La Mission ekbirienne. La couverture imprime « EKB 6-03 » et « Version 3 ».

Sommaire

Auteurs

Gaël Richard. La version d’origine est le scénario régional EKB6-03, Le Secret du Chevalier noir, en un round. La couverture crédite le Circle Reviewer à Tim Sech. Les essais sont de David Martinez, Estelle Monna, Florence Monna, Gilbert Monna et Cécylia Richard.

Notice

Partez en quête du secret du Chevalier noir de l’Udgru et découvrez le mystère de ses origines ! Cette aventure s’inscrit dans la trame des Faris Rautha et fait suite au EKB 5-06 La Mission ekbirienne. Elle est fortement déconseillée aux aventuriers qui refuseraient de prêter un serment de loyauté et de confidentialité, garanti par de puissants moyens magiques, à l’égard d’organisations officielles du Califat ou de la Confrérie Rautha. Il n’est pas non plus approprié de jouer un adepte de la Foi véritable. Une aventure régionale en un round en Ekbir pour personnages de niveau 1-14 (APL 2-12). Cette aventure comporte une extension optionnelle (Extended Play Option). Méta-organisations plus particulièrement concernées : Cour des Miracles, Gardiens des Pinacles, Clergé de la Foi exaltée, Faris d’Ekbir, Zashassar, ‘Askar, Marine, Confrérie Rautha, Noblesse, Noblesse royale.

Lieux

L’aventure commence à Ekbir, puis se joue au Monastère de l’Ombre, dans le Varlikir, et s’achève dans l’Udgru.

Le récit de Sharkagn passe par Kalat Ashir, le monastère de Glendaloch et les Pinacles d’Azor’Alq. La Pierre de Sibur vient d’un temple oublié dans les Yatils. L’aventure n’y emmène pas les personnages.

PNJ principaux

Uyok. Faris rautha à l’Écureuil. Il est toujours au conseil, avec Gebril. Réveillé après un sommeil magique de plusieurs années, il a appris, par le contact des autres faris, que Drashir, le Chevalier au Tigre, est le seul autre survivant, et qu’il est devenu le Chevalier noir, maître de l’Udgru. Drashir ne paraît pas. Uyok veut faire reconnaître Lybak et faire cesser les poursuites contre la Confrérie, en échange d’un moyen de ramener Drashir. Il affirme que le Zashassar sait où sont la Coupe et le Talisman d’Al’Akbar, et même qu’ils y sont. Pressé, il renonce à jamais à ces révélations. Pour preuve de Lybak, il appelle Sharkagn dans la cour.

Gebril Al'Mofiss. De la Confrérie Rautha. Il est déjà dans La Proie pour l’ombre. Il est toujours là, lui aussi. Il négocie avec Uyok. Si les discussions piétinent, l’un ou l’autre propose une rédaction du Pacte du Dragon.

Xor. Lieutenant du Chevalier noir, prêtre de Tharizdun, prisonnier du demi-plan. Le Zashassar le tient pour l’un des premiers à avoir rejoint le Chevalier noir. Il marchande ses informations contre un retour, un nouveau procès, et la compagnie de Sargen. Il ne parle qu’une fois dans la tour. Le Chevalier noir est sorti d’un cairn de l’Udgru il y a plus de quinze ans, déjà sous son armure noire. Son maître est Faarzéphon, diable du neuvième cercle, présent sous le nom de Faruk Al Tureim. Faruk ne paraît pas. L’épouse de Drashir s’est réfugiée au temple d’Istus, à Yalas. Xor ignore où est le fils. Une fois les renseignements donnés, lui et Sargen comptent prononcer d’autres mots et disparaître.

PNJ secondaires

Le qadi du serment. Le module ne le nomme pas. Au Zashassar, devant une sphère de cristal, des mages en robe noire et des qadi en rouge et noir, il fait jurer le secret et la mission. Une voix, dont on ne voit pas l’origine, scelle le serment : participer au Conseil de l’Ombre, négocier un pacte, et le respecter. Briser le serment abrégerait les jours, sans résurrection possible. Qui relève déjà de la Confrérie ne prête pas ce serment-là.

Qafil Sharazim. Kadim du clergé de la Foi exaltée. Il contacte les siens, et siège si aucun personnage ne représente le clergé. Il refuse que le Calife soit impliqué. La reconnaissance de Lybak doit rester secrète, et il en veut la preuve, ainsi que la preuve qu’il peut gouverner. Il peut, en fin de conseil, proposer la rédaction du pacte.

Malika Miktar. Magicienne du Zashassar, une trentaine d’années, robe noire, brune, les yeux verts. Elle est de famille noble. Elle siège si aucun personnage ne représente le Zashassar. Plus tard, c’est elle qui reçoit ceux qui demandent les Lamentations pour Tharizdun disparu, ou Xor. Le livre n’est pas au Zashassar. Une page y est, arrivée dans des circonstances dramatiques. Elle ne la remet qu’à la fin de l’enquête. Elle conduit à la Tapisserie d’Ekbir, donne le mot de la tour et les mots du retour, et avertit que les âmes des morts restent dans le demi-plan. Au retour, si Xor a fui, elle reconduit les personnages en hâte.

Nursultan Raminand. Faris de la Coupe et du Talisman. Il contacte les faris, avec un faris hospitalier, un faris du Lion et un faris de la Nécropole. Il siège si aucun personnage ne les représente. Les faris acceptent une reconnaissance secrète, si les preuves sont là et si le clergé est d’accord. Ils suggèrent l’oracle de Yalas.

L’amir Kovayor Yundilla. Amir de cent, du ‘Askar. Il contacte les siens, avec une forte escorte, et siège si aucun personnage ne représente l’armée. Il veut en finir avec le Chevalier noir, sans risquer une guerre contre l’armée du Dezbat. Il suggère les Nomades-Ours.

L’amiral Aldarazim. De la Marine d’Ekbir. Il contacte les siens, avec une forte escorte, et siège dans le même cas. Sa position est celle de l’amir.

Musham. De la Cour des Miracles. Il contacte les siens, et siège si aucun personnage ne la représente. La Cour veut se débarrasser d’Urik et du Chevalier noir. Il nomme Jarmina, à Kofeh, et des contrebandiers que Faruk presse.

Varimshah. Des Gardiens des Pinacles. Il contacte les siens, et siège si aucun personnage ne les représente. Eux aussi veulent écarter Urik et le Chevalier noir. Ils savent que Faruk cherche un objet détenu par un petit groupe de contrebandiers.

Dame Awelawel Sharazim. Elle représente la noblesse et la noblesse royale si aucun personnage ne le fait. Sinon, c’est le chef de famille, que le module ne nomme pas. Ils exigent la preuve qu’Urik est un usurpateur et que Lybak est fils de Nerim.

Le qadi Khaorfrah. De Zafreh. Il contacte qui n’appartient à aucune de ces organisations, sauf un adepte de la Foi véritable, qui n’est pas admis. Il est déjà dans La Mission tusmane.

Sharkagn. Dragon de bronze, élevé par les seigneurs Ashir, serviteur de Nerim. Il se pose dans la cour, avec Lybak. Il raconte la chute de Kalat Ashir, la fuite de l’enfant confié au Chevalier au loup, les trois jours d’asile à Glendaloch, le rituel sulois qui fit vieillir Lybak de quinze ans, et l’éducation dans les Pinacles, auprès de dragons d’or et d’argent. Les tests magiques confirment ses dires. Un prêtre de Xan Yaë, que le module ne nomme pas, peut les vérifier si un personnage doute encore.

Lybak Ashir. Fils de Nerim, héritier du Dezbat. Il arrive sur le dos de Sharkagn. C’est maintenant un homme charismatique et cultivé. Il répond avec courtoisie. Le pacte le reconnaît en secret. L’officialisation attend que le Dezbat soit favorable.

Nakrish. Moine du Monastère de l’Ombre, fils de Drashir, une vingtaine d’années. Sa mère l’y a placé il y a dix-huit ans. Il avait six ans. Il regarde Uyok, à cause de la gemme au front. Il nie d’abord. S’il avoue, il croit, parce que sa mère le lui a dit, que le Chevalier noir a tué son père. S’il comprend qu’on veut sauver Drashir, il donne le Talisman du Tigre, un médaillon d’or gravé d’un tigre. Sa mère est au temple d’Istus. Il ignore son nouveau nom. Elle vient en secret trois ou quatre fois par an.

Le maître du Monastère. Le module ne le nomme pas. Il a promis de protéger Nakrish et de taire son identité. Il refuse de le laisser partir, sauf si Aldeluzya le demande en personne. Elle refuse.

Les ménestrels. Le module ne les nomme pas. Sur la route, dans une auberge, ou devant des voyageurs, ils chantent la chanson des Faris Rautha. La Confrérie la fait courir pour préparer le remplacement d’Urik par Lybak. Beaucoup sont des sympathisants. Tous n’en sont pas.

Jarmina. Bonne, la quarantaine, forte femme, langage argotique. Elle est secrètement de la Cour des Miracles, infiltrée chez les marchands pour préparer un cambriolage. Il y a quatre ans, les anciens propriétaires, du Mouqollad, ont été cambriolés grâce à elle et ont vendu la maison. Elle mène jusqu’à la maison près du port, et peut indiquer le passage secret. Elle n’entre pas.

L’amir et le qadi kébir. Le module ne les nomme pas. À Kofeh, avec des ‘askari, ils interrogent les contrebandiers et ont déjà vu les diables. Ils ont préparé un piège autour de la maison, avec des kadims, des faris, le Zashassar et des anges. Ils interdisent d’attaquer Faruk avant d’avoir compris qui sont les assiégés. La lettre du Grand Vizir les rend coopératifs. Dès qu’ils savent que ce sont des serviteurs d’Iuz, et que Faruk veut la Pierre de Sibur, ils arrêtent les Iuzites et frappent les sbires.

Les contrebandiers. Le module ne les nomme pas. Ils se disent d’honnêtes marchands, sans patente du Mouqollad, et accusent Faruk de les rançonner. Ils sont des Iuzites. Ils ont déjà sacrifié un adulte et deux enfants. La rencontre les dit arrêtés, jugés et exécutés. Le rapport des autorités, plus tard, dit qu’ils seront jugés et condamnés. Le module ne tranche pas.

Les prisonniers de Kofeh. Le module ne les nomme pas. Un homme, une femme et deux enfants de la ville, maigres, destinés à l’autel. Ils ont entendu les tambours, les cloches et les chants. Ils savent que le prisonnier d’en face a été torturé.

Karzor. Ataphade, tieffelin. Il se fait appeler Hussein. Les Iuzites l’ont torturé pour le faire parler. Il dénonce leur temple. Libre, il rejoint discrètement une caravane du consortium, une autre que celle de la rue. On peut le suivre, et le signaler.

Khaorzah. Faris de la Nécropole, âgé, barbe et cheveux blancs, cotte de mailles sous le noir. Il mène au caveau que Sibur fit bâtir de son vivant. Personne n’y est entré depuis les funérailles, il y a quatre-vingt-trois ans. Les héritiers ont disparu. La lettre du Grand Vizir permet de forcer la porte et d’ouvrir la tombe. Le testament de Sibur le prévoyait, pour un héros juré à une juste quête, soutenue par une autorité incontestable, à charge de refermer. Khaorzah n’entre pas.

Murifka. Vieille prêtresse d’Istus, à Yalas. Avec des acolytes, elle consulte les nœuds et les lignes du destin. Elle donne l’oracle, et n’explique rien. Elle seule, parmi les prêtresses, sait qui est Aldeluzya. Elle ne le dit pas.

Lissya et Nahuma. Fillette élues d’Istus. Elles ne savent rien, sauf si l’on dit « tigre » devant elles. Lissya a rêvé, la semaine précédente, d’un tigre dans le temple. Tout le monde fuyait, sauf la grande prêtresse Yuzedalla, qui alla au-devant de lui, le caressa, et le fit ressortir.

Aldeluzya. Épouse de Drashir, grande prêtresse d’Istus sous le nom de Yuzedalla. Interrogées, les prêtresses d’une quarantaine d’années nient toutes être l’épouse, elle comprise, jusqu’à ce qu’on la confronte. Elle sait que son mari est le Chevalier noir. Elle s’est tue pour ne pas aggraver la répression et perdre le souvenir des Faris Rautha. Elle ignore où il est, et comment il a basculé. Elle a déjà essayé de le ramener, en vain. Elle donne sa bague de fiançailles, un œil-de-tigre qui chauffe et brille s’il est à proximité. Le fils est au Monastère de l’Ombre, si on la convainc de le dire.

Sargen. Magicien, complice du Chevalier noir, capturé plus récemment. Il partage la grotte avec Xor. Le Grand Maître, qui ne paraît pas, lui a fait porter le mot qui commande le cercle de la tour, puis s’est arrangé pour qu’il soit pris. Il doit sortir avec Xor. Il ne révèle rien hors de la tour.

Gökböri. Chef des Nomades-Ours, ou Tagzars. Il guide jusqu’au cairn. Il dit que Keyn Ashir et ses cavaliers-tonnerre sont venus. Un vieillard, que le module ne nomme pas, et qui n’a plus toute sa tête, avait connu le Chevalier à l’Écureuil dans sa jeunesse. Un archer de Keyn lui a fait décrire Uyok très précisément, contre de l’eau-de-vie, pendant que les autres se taisaient. Si l’extension se joue, Gökböri nomme aussi le vieil if.

Le vieil if vénéneux. Homme-arbre, plus de deux mille ans, à moitié corrompu par le sol. Il insulte, calomnie, et n’invente que des histoires désobligeantes. S’il devient amical, ou s’il capitule, il a vu le prêtre-mage baklunien abattre la pyramide et sceller l’entrée, il y a environ mille ans. Il y a quinze ans, le diable, suzerain du Chevalier noir, est venu avec des diablotins, a brisé la porte aux sceaux et a érigé la porte noire. Le lendemain, un homme à la gemme au front est entré avec quatre compagnons. Aucun n’est ressorti. Une heure plus tard, le Chevalier noir est sorti, pour la première fois dans l’Udgru. Il y est revenu parfois. La dernière fois, il y a deux ans. Aux échelons les plus bas, l’if envoie les araignées de ses branches. Plus haut, il combat lui-même.

Résumé détaillé

Origines du mal et prélude

Sous le cairn de l’Udgru, une pyramide à deux degrés, plus ancienne que le Califat, abritait un culte maléfique. Artaxoës, le dernier des Grands, a abattu la fille de la Terre et scellé l’entrée des profondeurs innommables, où règne le rejeton du Sombre Dieu. L’inscription de l’arche le dit, et défend de briser les sceaux. Il y a environ un siècle, Sibur, aventurier ekbirien, a beaucoup voyagé. Dans un temple oublié des Yatils, jadis voué au dieu des Ténèbres éternelles, il a trouvé l’une des trois cent trente-trois gemmes du rituel consigné dans les Lamentations pour Tharizdun disparu. La pierre commande aux émanations du Sombre Dieu, si l’on a aussi le livre. Il a emporté le secret dans la tombe. Nul n’a rouvert son caveau depuis quatre-vingt-trois ans.

Xor dit que le Chevalier noir est sorti du cairn il y a plus de quinze ans, déjà sous son armure. L’if, s’il parle, dit quinze ans : le diable a d’abord brisé la porte scellée et dressé la porte noire, et le lendemain un homme à la gemme est entré avec quatre compagnons. Le module ne tranche pas. Uyok, retrouvé après plusieurs années de sommeil, a appris que cet homme est Drashir. L’armée d’Ekbir est prise par la guerre contre les Ataphades, et ne peut affronter celle du Chevalier noir. La Confrérie propose de le ramener, et par là d’éliminer le Chevalier noir, contre la reconnaissance de Lybak et l’arrêt des persécutions. L’accord doit se conclure au Monastère de l’Ombre, avec l’aval du Grand Vizir. C’est le Conseil de l’Ombre, et le pacte s’appellera Pacte du Dragon.

Arrivée et premier contact

Chaque personnage est contacté par l’une des organisations du conseil, dans un ordre de priorité fixe, ou par Khaorfrah s’il n’en relève d’aucune. Un adepte de la Foi véritable n’est pas admis. Sauf pour la Confrérie, le contact exige le serment avant d’en dire l’objet, puis conduit au Zashassar. La sphère scelle les mots. Le contact ramène ensuite les siens dans un lieu de leur organisation : le Grand Temple, la taverne du Chat-qui-louche, la Citadelle, le ribat des faris hospitaliers, un hôtel de la famille, ou une maison discrète du quartier du Temple. Qui n’a pas d’organisation va déjà au monastère. Sur la route, les ménestrels chantent. Le soir, les moines accueillent, discrets comme des ombres.

Le conseil isole les participants. Les factions absentes sont jouées. L’accord reste secret : plus de poursuites actives, des libérations discrètes, Lybak reconnu fils de Nerim jusqu’à ce que le Dezbat permette de le dire, silence à jamais sur le secret du Zashassar, et un moyen, celui de la Confrérie, pour éliminer le Chevalier noir. Sharkagn et Lybak apportent la preuve dans la cour. Les pistes suivent : la femme et le fils de Drashir, Faruk à Kofeh, Xor dans le demi-plan, l’oracle de Yalas, les Nomades-Ours. Une lettre au sceau du Grand Vizir autorise l’enquête. Nakrish, pendant les pauses, ne quitte pas Uyok des yeux.

Le lieu dangereux

À Kofeh, Jarmina mène à la maison. Le consortium en surveille la rue, avec des mendiants, des érinyes et des bezekiras. Deux ‘askari gardent la porte. Dedans, l’amir et le qadi interrogent. Le passage descend à des cachots, à un vestiaire du culte, à un entrepôt de contrebande ataphade, puis au sanctuaire : crâne grimaçant, autel, table de torture, fosse où pourrissent les sacrifiés. La cache du trésor est piégée. Les pièges et le gardien changent avec l’échelon : un mimic d’abord, puis un naga spirituel, puis un basilic abyssal. Le coffre caché sous une trappe contient la Pierre de Sibur, énorme diamant, magique et maléfique, aux pouvoirs latents. Dès que les autorités savent, elles arrêtent les Iuzites et écrasent les sbires de Faruk. Les personnages sont remerciés, et priés de ne pas combattre.

L’oracle de Yalas parle du fauve sous le joug du diable, d’un lieu de ténèbres rouvert, de l’ours, d’une porte, et de Sibur qui a emporté le secret dans la tombe. Aldeluzya donne l’œil-de-tigre. Nakrish donne le talisman. Au caveau, l’antichambre est piégée, et le piège change avec l’échelon. Le couvercle du sarcophage porte une coupe et une étoile à huit branches. Dessous, le squelette, et l’inscription : la pierre, les trois cent trente-trois gemmes, le livre. Au Zashassar, la tapisserie ouvre sur un torrent noir, sans astre. Un mort-vivant attaque en chemin. Il change avec l’échelon. Dans la grotte, sous la tour, Xor et Sargen négocient. Dans la tour, ils parlent, puis tentent les mots de la fuite. Le retour, lui, ramène au Zashassar.

Le cœur du scénario : le cairn de l’Udgru

Sans les Nomades-Ours, chercher le cairn prend une semaine. La veille, si l’on joue l’extension, une bête de l’Udgru attaque. Elle change avec l’échelon.

Dénouement

L’aventure s’arrête quand l’enquête est finie, ou que le temps l’est. Le Zashassar remet alors la page, si on la lui demande, et si la Pierre de Sibur a été récupérée et le cairn trouvé. La page et la pierre peuvent commander la porte. Les ouvrir, et entrer, sera l’épisode suivant. Si l’on rapporte cela au conseil ou aux autorités, on apprend l’arrestation des Iuzites de Kofeh, la prise ou la destruction de sbires, d’érinyes et de bezekiras, et que Faruk s’est échappé. Un personnage qui prononcerait les mots de fuite de Xor se retrouverait prisonnier dans les îles Ataphades, jusqu’à un scénario ultérieur. La pierre, s’il la portait, serait perdue. Le module ne décide pas si Xor et Sargen parviennent à fuir.

La récompense du conseil suppose cinq trouvailles : la pierre, la page, l’entrée du cairn, le Talisman du Tigre et l’œil-de-tigre. S’il en manque trop, il n’y a rien. Le montant reste dans le PDF. Au-delà d’un certain seuil, le Zashassar, le clergé de la Foi exaltée, les faris, la Cour des Miracles, l’armée, les Gardiens des Pinacles et la Confrérie Rautha accordent chacun une faveur, que le PDF détaille. Un seul personnage peut garder la pierre, un seul la page, un seul le talisman, un seul l’œil-de-tigre. L’if, s’il a parlé, ajoute une récompense à part.